Review : Revolution « The Stand »

Revolution (c) NBC

Revolution (c) NBC

We lived in an electric world. We relied on it for everything and then, the power went out. Everything stopped working. We weren’t prepared. Fear and confusion led to panic, the lucky ones made it out of the cities. The government collapsed, militas took over, controlling food supply and stockpiling weapons. We still don’t know why the power went out, but we’re hopeful that someone will come and light the way.

Malgré les critiques plutôt basses de la série, Revolution demeure dans les plus attendues du paysage audiovisuel américain. Forte de sa communication visuelle et de son interaction avec les communautés, elle joue, depuis le début, sur l’aspect envisageable de son concept. Car c’est bien ce qui fait son succès. Le genre « post-apocalyptique » a le vent en poupe ces deux dernières années, probablement que la fin du monde de décembre 2012 a donné des idées aux cinéastes. Certaines mauvaises, d’autres meilleures. Si pour la plupart des téléspectateurs, la série a connu un démarrage en pente très rude avec un jeu d’acteurs relativement passable soutenu par une banque d’informations trop importantes délivrées en un temps record, mettant du plomb dans l’aile du suspense, elle a tout de même su se maintenir par le génie de J.J. Abrams. Allié à Eric Kripke (scénariste sur Supernatural), c’est un duo de choc pour cultiver l’intérêt malgré tout.
De belles images, un environnement particulièrement ouvert où tout est possible : la liberté, la survie… C’est aujourd’hui ce que nous recherchons et ce que nous vivons malgré nous. La force de cette série… c’est d’insuffler des milliards de possibilités dans un monde où tout est à refaire. Combien d’entre-vous ont espéré à un cataclysme en décembre 2012 ? Avouez-le… Pouvoir tout recommencer à zéro est aujourd’hui un fantasme et Revolution le nourrit.

Après seulement 10 épisodes, NBC stoppe en novembre 2012 la diffusion de sa série phare de la rentrée et ne prévoit un retour qu’en mars 2013. En réalité, superstitieuse, la chaîne décide de ne pas prendre le risque de continuer sans son lead in The Voice dont la saison s’achève pour ne reprendre qu’en mars. C’est donc un blackout de 4 mois, infligé par la NBC que subit la série mais sa popularité n’en dégrossit pas. Saison en deux parties, la chaîne alimente la communauté de fans par un renforcement du background de la série, maintenant alors une appréciation somme toute régulière. Et ça marche.

Pour le grand retour de Revolution et The Voice le 25 mars 2013, NBC met les bouchées doubles ! La page Facebook lance un compte à rebours et des  images inédites surgissent. Des vidéos apparaissent pour résumer la première partie de la saison et puis les promos commencent… NBC n’hésite pas à déclarer la guerre avec son trailer promo sous la bannière de Linkin Park et son titre « Powerless » pour jouer sur les mots. Ce ne serait pas la première fois que le célèbre groupe américain est utilisé pour des campagnes de publicité sur le thème de la guerre et de l’apocalypse ! Finalement, cela en devient presque une identité et il faut avouer que cette étiquette leur va plutôt bien. Après Medal of Honor et Transformers, voici Revolution. Linkin Park prend le drapeau et chante l’hymne du genre Post-Apocalyptique.

Revolution – S1E11 « The Stand »

Reprenons ! Au Finale de la première partie de saison, tout y était : la grande soeur au fort caractère dore le blason des femmes pour protéger son asthmatique de petit frère et elle devient donc le symbole de la mère de remplacement dans un monde impitoyable, la véritable mère chargée de secrets et supposée morte est en réalité vivante mais ça ne va pas se passer comme ça, l’oncle détestable se voit pousser des ailes et retourne sa veste pour protéger sa famille, tout le monde est sauvé par le gros dont tout le monde se moquait, la jolie hispanique a pu jouer de ses charmes et nous assistons enfin au combat des titans : les deux frères de coeur à la source de la République s’affrontent. C’est l’épisode de toutes les retrouvailles. Mais derrière tous ces clichés qui font la marque de fabrique de la série – et ça marche – c’est surtout son cliffhanger : l’amplificateur pour le rayon d’effet est terminé et il fonctionne au-delà des espérances. Avec des hélicoptères et des armes automatiques, la Guerre est déclarée et la série est portée à un tout nouveau niveau de survie. Nous attendions quelqu’un pour éclairer le chemin mais probablement pas de cette façon.

Voilà où Revolution nous a laissés à la fin novembre 2012, à un mois de la fin du monde avec une seule question en tête : Et maintenant ?

LE GRAND JOUR

« It’s what war used to look like, before the Blackout. » – Miles Matheson

Dans un grand élan de patriotisme, le ton change dans Revolution. A présent, Monroe possède l’électricité et s’apprête à lancer un raid sur la Résistance. Quand on parle de raid, ici, on parle d’une référence aux Guerres Mondiales qui ont secoué le 20e siècle !

Puis voilà que les scénaristes nous ramènent à une ancienne intrigue du début de saison : Grace. Cette femme qui pianotait dans son grenier sur un ordinateur alimenté par un des pendentifs. Et pourtant, rien n’est encore bien clair. Il semblerait y avoir deux résistances : celle qui survit afin de ramener les Etats-Unis d’Amérique et celle qui possède l’électricité, cachée dans ses greniers. Monroe frappe sur la première, donnant une leçon à quiconque se mettrait à nouveau sur son chemin mais Miles et sa bande n’ont pas dit leur dernier mot. Lorsqu’il débarque muni d’armes lourdes, c’est à se demander, réellement, de quel côté penche la balance, sans oublier que certains changent de bord en cours de route.

Depuis le début de cette première saison, nous sommes face à une configuration simple et bien installée : le pays est divisé, il existe une résistance mise à mal, des généraux avec des armes et un groupe qui tente de changer la face du monde, hérissant le poil du big Bass de fin (NdlR : ceci est un jeu de mot avec Bass Monroe). Puis, avec ce Premiere de deuxième partie, la tendance s’inverse… Le Big Bass possède le Pouvoir, l’électricité et personne ne peut rivaliser. Cette fois, il domine et il entend bien le prouver. Ce qu’il fait. Pourtant, un univers post-apocalyptique n’en serait pas un sans une étincelle d’espoir, n’est-ce pas ?

Graham Rogers (Danny Matheson)

Cet espoir nous est murmuré à l’oreille lors d’un flashback. Le petit frère asthmatique serait moins insignifiant qu’il n’y paraît. Il est vrai que depuis le début, Danny est à la limite du faire valoir, de l’excuse, de l’occasion en or. Et pour ne rien gâcher… Il est mignon mais tout le monde semble vouloir le protéger, comme s’il en était incapable lui-même. Mais ça aussi, ça change.  Si le jeune homme recelait des secrets, sa prise des armes est probablement un signe que J.J. Abrams ne laisse absolument aucun de ses personnages au hasard.

Les guerres sont faites de sacrifices et tout le monde ne peut y survivre. Tout y est. Le revirement de situation, le changement de camps de personnage, les secrets à ne jamais révéler et toujours un cliffhanger inattendu… Une chose est certaine : le public sera au rendez-vous, la semaine prochaine, pour connaître la suite de cette révolution de l’électricité. Mine de rien : ils ont détruit l’amplificateur mais… Et s’il y en avait un autre… Au sein de la Résistance ?

Moralité : élevez-vous en Américain, tombez en héros. C’est cliché, mais ils le font dans les règles de l’art…

Rating: ★★★☆☆

Avis: J’attends peut-être trop de cette série. Peut-être aussi que le genre post-apocalyptique me tient trop à coeur. C’est le genre de série que j’aurais voulu écrire dans ma vie, ce genre de concept. Alors quand tous les mystères de la série sont si vite dévoilés et qu’il n’y a pas, finalement de grande découverte ou de grosse originalité, je suis un peu déçue. Dans Revolution, il y a toujours à boire et à manger, il faut savoir faire le tri. Pendant tout l’épisode, je me suis demandée ce que j’allais bien pouvoir dire de neuf et comment j’allais le tourner. Mais les quelques dernières minutes m’ont simplement émue et alors je me suis dit : « J.J. Abrams est de retour. » J’ai versé une larme. Revolution est assurément une série qui mérite qu’on garde un oeil attentif rivé dessus, elle recèle bien des surprises là où on ne l’attend pas.

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