Review: Once Upon a Time “Nasty habits”

Once Upon a Time (c) ABC Studios

Once Upon a Time (c) ABC Studios
Robert Carlyle (Rumplestiltskin) & Dylan Schmid (Baelfire)

Avec “Nasty Habits”, on avance ENFIN dans cette saison 3 et on commence également à y voir plus clair et à faire le lien de manière claire entre les protagonistes là où auparavant on se contentait de vagues allusions ayant un goût de “on vous en dit quelques mots, vous attendrez 10 épisodes pour connaître le reste”…

L’épisode est très clairement centré sur la relation Rumple (Robert Carlyle) / Baelfire (Michael Raymond-James). Avec un très long flashback, on nous plonge une nouvelle fois dans leur quotidien, avec un Rumple plus fourbe que jamais qui continue d’arnaquer à tout-va mais qui prend soin de faire de beaux cadeaux à son fils, et un Baelfire plus seul que jamais. Dans une prison dorée où son père lui donne absolument tout ce qu’il veut, le jeune homme se sent néanmoins désespérément seul et ne rêve que d’une chose: sortir pour se faire des amis. Comme cela a déjà été montré maintes fois dans d’autres épisodes, il s’agit de la seule chose sur laquelle Rumple ne transige pas parce qu’il sait que des gens tenteront de faire du mal à son fils s’il venait à sortir et se mélangeait aux petites gens. Jusqu’ici, rien de très clairement nouveau, au point que je me suis demandé à quoi servait de montrer encore une fois une scène pratiquement déjà vue telle quelle à au moins deux reprises…

Once Upon a Time (c) ABC Studios

Lana Parilla (Regina Mills / Evil Queen)

La suite apporte quelques pistes de réponse lorsque Baelfire disparaît. Et avec lui, tous les enfants de la ville. Rumple rue dans les brancards, prêt à exterminer ceux qu’il pense responsable de l’enlèvement de son fils, mais rapidement on nous envoie avec lui sur une autre piste: un joueur de flute aurait enlevé les enfants en les charmant grâce à sa musique… Lorsqu’il revient sur les lieux du crime la nuit suivante, Rumple le prend en filature jusqu’au coeur de la forêt (notez qu’il y a toujours une forêt, aucune ville n’est jamais entourée de champs dans Once Upon a Time)… et c’est Peter Pan (Robbie Kay) qui se dresse devant lui. C’était un coup habile, parce que ça permet de faire le lien entre Neal, Neverland, et la jeunesse de Rumple à propos de laquelle on ne sait pas grand chose (pour ne pas dire rien). Il a donc fait un séjour assez long à Neverland, avant de le quitter suite à un désaccord avec Pan… ce qui permet de prévoir que le face à face final entre ces deux-là vaudra le détour !

Les retrouvailles entre Neal et Rumple sont émotionnellement fortes, avec le père qui le prend pour une illusion et le fils qui ne sait pas trop quoi faire pour le convaincre qu’il est bien en vie. Les voir collaborer pour délivrer Henry (Jared Gilmore) a quelque chose de vraiment plaisant, parce que ces deux-là forment une équipe que l’on devine d’entrée redoutable. Neal réussit à piéger Pan en le paralysant temporairement grâce à la magie, et Rumple et lui récupèrent Henry assez facilement, au bout du compte. Mais pas suffisamment rapidement, parce que Pan a malgré tout le temps de semer la zizanie entre le père et le fils nouvellement réunis en émettant un doute sur les raisons poussant Rumple à s’être mis à la recherche d’Henry seul… La trainée de poudre s’embrase rapidement, beaucoup trop rapidement pour que Rumple puisse avoir une chance de s’expliquer, et malgré tout ce qu’il peut dire sur le fait qu’il aurait sacrifié sa vie pour sauver son petit-fils malgré la Prophécie, Neal n’est pas dupe et croit à un autre tour de son père pour le garder auprès de lui comme il l’a toujours fait lorsqu’il était petit. Ca, et son incroyable instinct de préservation qui prend le dessus sur à peu près tout le reste… comme lorsqu’il abandonna son fils pour conserver ses pouvoirs, le laissant traverser seul le portail menant vers un autre monde. Le contentieux entre ces deux-là rend la scène chargée d’émotion, et l’adieu final prononcé par Neal juste après avoir piégé son père de la même manière qu’il avait piégé Pan avait de quoi vous déchirer le coeur en deux… Une chance que cette scène ait été correctement servie par ses deux protagonistes, parce qu’on ne peut pas en dire autant de tout le monde.

Once Upon a Time (c) ABC Studios

Robbie Kay (Peter Pan)

J’apprécie également de plus en plus le jeune Robbie Kay, qui incarne Peter Pan dans sa version machiavélique. Là également, on y croit malgré sa jeunesse, et lorsqu’il se dresse face à un monument comme Robert Carlyle, il reste tout aussi crédible et continue de transpirer la dangerosité et la fourberie. Le personnage aurait pu être ridicule si un mauvais choix avait été fait au niveau du casting… mais force est de constater que là, on ne pouvait pas trouver mieux pour incarner celui qui tient réellement Neverland dans la paume de sa main.

L’instant “pathos ++” nous est offert gracieusement par Snow (Ginnifer Goodwin) et Charming (Josh Dallas) peut après qu’Emma ait exprimé sa colère d’avoir perdu Neal il y a si longtemps. Une colère assez facilement – et de manière vraiment très prévisible – mise en parallèle de cette blessure mortelle que dissimule Charming depuis déjà 3 épisodes et qui est normalement censée lui coûter la vie – en supposant que l’histoire avance un peu.

Snow lance assez spontanément qu’elle serait incapable de continuer à vivre ou de penser à autre chose s’il venait à arriver quelque chose à son mari… et comme d’habitude, l’expression de visage de Josh Dallas ne trahi rien d’autre qu’un profond ahurissement. Je lui tape souvent dessus, mais à la longue c’est à se demander si son visage n’est pas fait de plastique, et donc incapable de refléter la moindre émotion. J’ai eu quelques frissons lorsque Emma a fait part de ses regrets, je me suis sentie mal lorsque Snow a avoué être incapable de tourner la page… mais quand Charming lui a demandé de promettre qu’elle tournerait la page et qu’elle continuerait à être heureuse, rien. Le texte était pourtant censé être émouvant – poignant, même – mais je ne sais pas… il ne s’est rien passé. Alors oui, Josh Dallas fait sans doute rêver pas mal de monde, mais du strict point de vue du jeu d’acteur, c’est un cauchemar pur et simple !

Rating: ★★★★☆
Avis: un très bon épisode malgré des éléments pas nécessairement très utiles dans les flash-backs. La relation Rumple / Baelfire a pris un tournant assez dramatique et j’attends la suite avec presque autant d’impatience que pour ce qui est d’un approfondissement de la relation Rumple / Pan qui annonce sans doute pas mal de choses intéressantes… J’ai en revanche été un peu déçue que le personnage de Hook fasse encore partie du décor et que l’on n’en apprenne pas davantage ou qu’il n’ait pas un rôle plus utile à jouer dans la recherche d’Henry.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *