Review: Once Upon a Time « Going Home »

Once Upon a Time (c) ABC Studios

Once Upon a Time (c) ABC Studios
Rose McIver (Tinkerbell)

Nous voici en plein décembre, le nez et les extrémités gelées, et confrontés comme chaque année à de douloureux breaks qui nous couperont de la plupart des séries que nous suivons actuellement. C’est le cas de Once Upon a Time comme de bien d’autres (qu’il serait trop long de citer). Du coup, pour que les spectateurs survivent à un violent sevrage de plusieurs mois, il faut leur donner un ou des os à ronger… Et avec « Going Home », on a de quoi ronger jusqu’à l’été 2014 au moins ! 

Tellement à ronger que, pour une fois, je ne commencerais pas une review en disant qu’il y avait beaucoup d’épisodes bof-bof avant, et que j’attendais davantage de tel ou tel personnage, ou de tel arc narratif. Non ! L’épisode de Once Upon a Time de la semaine dernière était tout ce qu’il pouvait y avoir de plus satisfaisant, et apportait à la fois rires, réponses, imprévus, nouvelles intrigues croustillantes… et larmes (beaucoup). Absolument tout ce que l’on attend d’un finale pour patienter difficilement jusqu’au prochain épisode… le 9 mars. C’est une info sérieuse. Ne vous ouvrez pas les veines tout de suite.

On entre directement dans l’action avec plusieurs shoots successifs d’adrénaline administrés par flashbacks ou non. On nous faisait saliver depuis un moment avec Peter Pan sans trop nous en dire, sans trop nous en montrer, mais malgré une prestation un peu légère de Jared Gilmore (qui incarne normalement Henry) dans ce rôle, l’échange de corps a tout de même bien fonctionné et a permis à la fois de pimenter un peu les choses: trucider Pan et s’en débarrasser aurait été beaucoup trop simple, il a en plus fallu que les scénaristes glissent cet esprit calculateur et vicieux dans le corps du jeune Henry, que tout le monde adore et que même Rumplestiltskin ne parvient pas à se décider à tuer (même pour sauver sa peau). De Pan ou des scénaristes, qui est le plus vicieux des deux ? On cherche encore, mais on commence à avoir une petite idée…

Robert Carlyle (Rumplestitskin)

Robert Carlyle (Rumplestitskin)

Robert Carlyle nous donne une nouvelle fois une interprétation magistrale, et a la chance d’avoir de bonnes répliques (contrairement à d’autres personnages) qui lui permettent de ne pas plonger la tête la première dans le gros cliché de base. La saison 3 a été l’occasion de voir le personnage de Rumplestiltskin changer de bien des manières sous l’impulsion de Belle (Emilie de Ravin), la seule personne qui ait jamais été capable de voir qu’il n’était pas complètement mauvais. Qu’il s’agisse de son funeste destin lié à Henry – sa nemesis – ou de son fils Baelfire (Michael raymond-James), le personnage n’a cessé de nous étonner et de se dévoiler beaucoup plus humain et capable d’affection que ce que l’on avait pu voir jusque là. La prédominance de son instinct de conservation n’est donc plus d’actualité depuis quelques épisodes déjà, et la chute de « Going Home » est un peu la cerise sur le gateau en termes d’évolution du personnage de Rumplestiltskin. Il n’est très certainement pas devenu un « héros » au sen où l’on entend ce mot dans la série, mais le changement est perceptible au moins autant par son discours que par son sacrifice. Petit agacement en revanche sur la réplique « les méchants ne peuvent pas connaître une fin heureuse », qui parait autant surfaite que l’optimisme dont font preuve les « gentils » même dans les pires moments. La petite morale simpliste faisait déjà partie intégrante de la série depuis son commencement, et son développement sur un autre axe risque d’être assez pénible si en plus de l’optimisme on nous ressort cette réplique à toutes les sauces.

Colin O'Donoghue (Hook)

Colin O’Donoghue (Hook)

Grosse déception lors de l’affrontement de l’ombre de Pan, qui se fait anéantir en moins de 2 minutes. Il ne fallait réellement que le feu pour s’en débarrasser ? Un petit goût de baclé sur cette scène, qui sert de prétexte à deux happy-end de milieu d’épisode: Tinkerbel (Rose McIver) retrouve ses ailes de fée, et la Fée Bleue (Keegan Connor-Tracy) revient à la vie du fait de la destuction de l’ombre de Pan qui l’avait tuée… Euh. Ouais. Il fallait une excuse pour récompenser Tinkerbel de ses bonnes actions, et il n’y avait aucun autre moyen simple, alors j’imagine que c’est ce qui a justifié le baclage de cette partie de l’épisode.

L’intervention d’une nouvelle malédiction pour relancer un peu l’action qui tirait tout doucement vers la fin de la série était une manoeuvre très habile et en même temps bien menée, puisque Peter Pan avait déjà fait part de ses intentions quelques épisodes plus tôt (même si cela ne change rien au fait qu’il s’agit là d’une manière artificielle d’amener une saison 4). En renvoyant toute la population de Storybrooke dans son monde d’origine mais sans aucun souvenir ce tout ce qui a pu arriver dans le Maine, les choses seront forcément différentes pour tout le monde, et tous les personnages qui auront entrepris des efforts pour changer (Regina, Rumplestiltskin en tête) les auront entrepris pour rien, tous ceux qui auront noué de nouveaux liens devront recommencer… tout sera à refaire. Mais malgré tout, cela n’empêche pas Snow (Ginnifer Goodwin) et Charming (Josh Dallas) d’être persuadés que tout ira bien et que tous se retrouveront de l’autre côté – la naïveté de ces deux personnages a quelque chose de franchement désarmant.

Lana Parilla (Regina), Jared Gilmore (Henry) et Jennifer Morisson (Emma)

Lana Parilla (Regina), Jared Gilmore (Henry) et Jennifer Morrison (Emma)

Seuls épargnés par cette nouvelle malédiction grâce à Regina: Emma (Jennifer Morrison) et Henry, auxquels tout le monde conseille de prendre la fuite. Naïvement, on espère qu’Emma brisera la malédiction une nouvelle fois et viendra sauver tout le monde. Elle l’a déjà fait une fois et sans rien connaître de ses racines, alors pourquoi ne pourrait-elle pas le refaire ? La fin d’épisode nous montre la jeune femme installée avec son fils dans un appartement plutôt classe, en train de prendre le petit-déjeuner. Installés dans leur paisible routine, aucun des deux ne semble se douter de quoi que ce soit… jusqu’à ce que Hook (Colin O’Donoghue) ne frappe à la porte… Hook. COMME PAR HASARD ! Après un classique « je vais t’aider à te rappeler de qui tu es » suivi d’un baiser passionné, le plan du pirate tombe à l’eau et Emma lui claque la porte au nez. Ce qui est logique, puisqu’elle n’est pas censée se souvenir de lui non plus.

Rating: ★★★★☆
Avis: Un épisode plein à craquer de choses intéressantes, peut-être même un peu trop par rapport à d’autres épisodes de milieu de saison, mais le résultat est à la hauteur des moyens investis ! La nouvelle malédiction offre de nouvelles pistes de développement pour à peu près tous les personnages, et il y aura sûrement pas mal de changements. Le sacrifice de Rumple m’a tiré quelques larmes, et j’espère sérieusement pouvoir le revoir au travers de flashbacks, ou le voir faire son grand retour parce qu’après tout, il a toujours eu un coup d’avance sur tout le monde… Ce que je n’ai pas envie de voir dans la suite: que tout revienne à la normale trop rapidement, ou que Regina redevienne cette maniaque frustrée par le bonheur des autres. Les personnages ont évolué, appris de leurs erreurs, et les voir tous reprendre leurs vies à zéro, comme si quelqu’un avait fait un gros Reset de leurs vies serait vraiment décevant en ce qui me concerne. J’attends beaucoup des derniers épisodes !

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