Review: Once Upon a Time « the Queen is dead »

Once Upon a Time (c) ABC Studios

Once Upon a Time (c) ABC Studios
Lana Parilla (Evil Queen)

Nouvel épisode de Once Upon et Time, et fort heureusement ce dernier ce situe dans la continuité de Manhattan en termes de qualité et des rebondissements ! C’est donc avec un enthousiaste non dissimulé que l’on reprend l’histoire où elle s’était interrompue, avec un Baelfire (Michael Raymond-James) peu désireux de mettre les pieds à Storybrooke. L’intervention de Hook (Colin O’Donoghue), sorti de nulle part, qui poignarde Rumplestilstskin / Gold (Robert Carlyle) – ou « crochette »… on ne sait pas trop quel mot convient le mieux – avec toute la sournoiserie dont il peut être capable est un véritable coup de maître pour le pirate parce qu’empoissonner Gold pendant qu’il est hors de Storybrooke est la meilleure manière de lui assurer une mort lente et douloureuse précisément parce que l’éloignement le prive de ses pouvoirs. S’il a d’abord refusé en bloc toute interaction avec son père, Baelfire ne veut toutefois pas voir son père mourir… et la compassion dont il fait preuve nous met du baume au coeur.

Côté flashbacks, on retrouve encore une fois Snow (Ginnifer Goodwin) plus jeune et infiniment plus naïve. J’ai trouvé assez troublante la ressemblance entre la toute jeune Bailee Madison et la version plus âgée du personnage, ce qui témoigne une fois de plus du soin apporté à caster tous les personnages de l’histoire. La jeune Snow est touchante, et la voir assister à la mort de sa mère et jouer l’équilibriste sur le mince fil séparant le bien du mal donne surtout envie de lui faire un gros calin pour la consoler. Le dilemme est clair, plus ou moins bien représenté, et on voir presque les grosses ficelles par transparence… mais ça fonctionne, et on espère que la jeune Snow fera le bon choix.

Les flashbacks ne sont pas d’une utilité réelle, mais servent plutôt à planter le décors en prévision de la suite: en clair, les chemins des personnages se croisent de manière inattendue, parce que tout n’a pas encore été dit et que de nouveaux liens improbables unissent chaque semaine de nouveaux personnages entre eux, nouveaux comme anciens. Un autre point que j’aime beaucoup avec Once Upon a Time, parce que même si chaque scène ou parole a l’air gratuite, les scénaristes nous démontrent à un moment bien précis qu’en réalité tout ce qui paraissait complètement innocent et inutile dix épisodes plus tôt est en fait tout à fait normal parce que justifié d’une manière toujours très recherchée – parfois beaucoup trop recherchée, ce qui peut donner l’impression que tout est téléphoné et qu’on nous prend pour des naïfs.

Un enchaînement de scènes nous montre d’ailleurs que si Cora (Barbara Hershey) voulait tant que sa fille soit reine et occupe une position haute, elle a savamment manipulé tous les protagonistes de ce petit théâtre de marionnettes pour que cela soit possible, qu’il s’agisse de l’itinéraire de la jeune Snow lorsque son cheval s’est emballé, de l’empoisonnement de sa mère ou de la rencontre de Regina (Lana Parilla) avec le Roi… Rien n’a été laissé au hasard. Et là encore, on nous prouve que si Regina est une manipulatrice de génie, elle fait figure de pâle débutante lorsqu’on la compare à sa mère.

Cependant, même en étant diaboliquement géniale, on ne gagne pas à tous les coups. La fin de l’épisode le prouve, et même si Snow a toujours eu tendance à s’aligner sur le « bien », elle envisage à un moment de manière très sérieuse de basculer de l’autre côté pour rivaliser avec ses ennemies et les vaincre… Une manière de voir que ne partage pas le très naïf Charming (Josh Dallas), et qui donne naissance à un dilemme de taille dans l’esprit de la jeune femme. En même temps, on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’ils pourraient bien avoir à perdre en envisageant cette solution plutôt qu’en continuant à répliquer loyalement – surtout quand on voit ce que leur conception de l’honneur leur a valu comme récompense. Il y a cependant une lueur d’espoir du côté de Regina, qui remet temporairement en question les motivations de sa mère concernant le vol du poignard de Rumplestiltskin…

Rating: ★★★½☆
Avis: Après une succession d’épisodes très mous et pas spécialement intéressants, « the Queen is dead » s’inscrit dans la continuité de « Manhattan » et ne nous laisse que trop peu de temps pour digérer la quantité d’informations qu’il contient. Et c’est plutôt bienvenu, parce que c’est ce qui est si plaisant avec Once Upon a Time. Ca, et les liens complexes qui unissent tous les personnages.

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