Review: Once Upon a Time « Manhattan »

Once Upon a Time (c) ABC Studios

Once Upon a Time (c) ABC Studios
Robert Carlyle (Rumplestiltskin / M. Gold)

On était resté(e)s globalement assez mitigés concernant les deux précédents épisodes de Once Upon a TimeIn the name of the Brother” et “Tiny” et le peu d’éléments à se mettre sous la dent, mais “Manhattan” et les épisodes suivants redressent le tir en beauté pour notre plus grand soulagement !

Le voyage de Rumplestiltskin / Gold (Robert Carlyle), Emma Swan (Jennifer Morrison) et Henry (Jared Gilmore) prend fin et ils atteignent enfin Manhattan. Pour le rapide rappel: Gold avait rappelé à Emma qu’elle lui devait une faveur, et que c’était le moment de rembourser sa dette en l’accompagnant dans le périple qui l’amènerait à retrouver son fils Baelfire (Michael Raymond-James) qui se trouve logiquement dans ce monde depuis leur séparation. Baelfire qui n’est autre que le père d’Henry (Jared Gilmore), alias Neal Cassidy, alias le premier amour d’Emma, alias le plus grand menteur qu’elle ait jamais connu, alias celui qui est responsable de son séjour en prison… et la liste pourrait encore s’allonger. Pour résumer simplement: Baelfire ne veut rien avoir à faire avec son père – ce qui est somme toute assez compréhensible – et tout le monde est choqué.

La question qui se pose assez rapidement est de savoir comment Emma a réussi à rencontrer le fils de Rumplestiltskin. Le hasard n’ayant de puis le départ que très peu de place dans le scénario de Once Upon a Time, on se doute quand même que quelqu’un a du intervenir à un moment donné pour faire en sorte que leurs routes se croisent. En revanche, si Emma ne connaissait rien de la véritable identité de Neal, cela n’était peut-être pas le cas de ce dernier puisqu’en effet, il n’insista pas outre mesure pour rester auprès d’elle lorsque August (Eion Bailey) lui demanda de partir et de ne jamais la recontacter… Ou à défaut de réellement savoir qui elle est, il y a quand même un détail qui nous échappe pour l’instant.

Les retrouvailles entre Emma et Neal ne sont pas particulièrement joyeuses. Instinctivement, Emma prend le parti de cacher l’identité d’Henry à Neal, craignant sans doute que le petit garçon finisse par souffrir de l’identité de son père, ou plus précisément du mensonge concernant un père pompier mort dans un incendie, qui est certes plus glorieux qu’un père qui a disparu du jour au lendemain, mais qui n’est pas sans poser problème pour la suite… Une décision assez paradoxale en somme quand on connaît un peu l’histoire d’Emma, abandonnée à la naissance, et qui aurait donc pu comprendre qu’Henry souhaite connaître son père au moins autant qu’elle-même avait désiré connaître ses parents au même âge. Mais non. Une fois encore, Emma choisit le mensonge par facilité au moins autant que pour protéger son fils.

On avait pu constater l’étrange maturité et l’intuition du petit garçon, mais dans les scènes qui suivent, ce dernier fait d’avantage preuve de double-vue que de véritable intuition (même si aucun des adultes présents n’est vraiment convaincant en lui mentant). C’est clairement Henry le plus mature des adultes présents, et après avoir comparé Emma à Regina – un coup bas, assurément – il rencontre très calmement son père à l’extérieur, loin de toute influence ou de toute personne qui pourrait écouter leur conversation. Les présentations avec Neal ont quelque chose de touchant, et même si la nouvelle de sa paternité tout juste découverte a quelque chose de choquant parce qu’il ne s’y attendait pas, il n’en est pas moins dépourvu de bonnes intentions à l’égard d’Henry.

Côté flashbacks, c’est vraiment très maigre – pour ne pas dire souvent très inutile – et l’histoire piétine un peu de ce côté. A l’exception de l’arc concernant Rumplestiltskin, nous permettant de comprendre ce qui l’avait poussé à devenir the Dark One. Voir qu’avant de devenir ce stratège impitoyable et dépourvu de scrupules, Rumple était un homme naïf et effrayé par son destin rend le personnage attachant à sa manière, et fait augmenter proportionnellement l’intérêt que l’on peut éprouver le concernant. Les pièces du puzzle s’assemblent sous nos yeux. On ne sait pas combien il y a de pièces en tout, mais le tout commence à prendre forme ! Ce qui nous ramène à tout ce que ce personnage a traversé pour retrouver son fils, tous les stratagèmes et les personnes à manipuler – et tuer, aussi – ainsi que toutes les choses pouvant logiquement être classées dans la colonne “ça, c’est super négatif”… Malgré tout cela, voir Baelfire le repousser sans poser aucune question à son père a quelque chose de douloureux.

A Storybrooke, pas grand chose de neuf non plus à l’exception d’un changement de plan pour Cora (Barbara Hershey) et Regina (Lana Parilla): Rumplestiltskin n’est plus un ennemi à abattre, mais un pion qu’elles comptent bien contrôler en mettant la main sur la dague du Dark One que Hook (Colin O’Donoghue) se propose de retrouver. Concernant la relation Cora / Regina, il pourrait être intéressant d’apprendre par la suite qu’elle joue en réalité un double jeu vis à vis de sa mère pour éviter d’avoir l’impression que son caractère et ses motivations évoluent au gré du vent. Le personnage évolue de façon assez décevante au final, surtout après tout le travail fait autour d’elle pour mettre en place progressivement cette envie profonde de changer et de racheter ses mauvaises actions… mais là, non, Regina suit aveuglément sa mère.

L’étranger qui a réussi à pénétrer à Storybrooke continue ses investigations clandestines et réussit prendre une vidéo de Regina fouillant le sac à main de Belle en en faisant léviter le contenu dans les airs. Autant d’éléments laissant croire que cet homme cherche à rassembler des preuves pour une raison qui nous échappe encore pour l’instant…

Rating: ★★★½☆
Avis: Un épisode qui nous réconcilie un peu avec la série après un passage à vide et quelques épisodes de qualité franchement moyenne. Nouvelles menaces, nouveaux indices à combiner pour – sans doute – aboutir à une fausse piste comme les scénaristes aiment tant tracer… et c’est justement ce qui est si plaisant avec Once Upon a Time, parce qu’on ne sait jamais où on va !

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