Review: Once Upon a Time « And straight on ’til Morning »

Once Upon a Time (c) ABC Studios

Once Upon a Time (c) ABC Studios
Lana Parilla (Regina Mills / Evil Queen) & Jennifer Morisson (Emma Swan)

Après de nombreux rebondissements disséminés au gré d’épisodes pas toujours de qualité égale, le season finale de Once Upon a Time propose tous les ingrédients nécessaires à un bon épisode: de l’émotion, des réponses (enfin, pas toutes), des rebondissements… et un cliffhanger frustrant au possible. La première question qui nous vient à l’esprit, c’est de savoir pourquoi les épisodes de toute la saison n’ont pas bénéficié de cette qualité d’écriture et n’ont pas tous été construits de façon à nous embarquer dans l’histoire de la première à la dernière minute de l’épisode, parce que très clairement le double break n’a aucunement été bénéfique à la série. C’était pourtant l’occasion d’introduire – enfin ! – une dynamique réelle dans cette saison… mais non.

La première question qui nous vient à l’esprit, c’est de savoir pourquoi les épisodes de toute la saison n’ont pas bénéficié de cette qualité d’écriture et n’ont pas tous été construits de façon à nous embarquer dans l’histoire de la première à la dernière minute de l’épisode, parce que très clairement le double break n’a aucunement été bénéfique à la série. C’était pourtant l’occasion d’introduire – enfin ! – une dynamique réelle dans cette saison… mais non.

Dans un premier flashback se déroulant au pays des contes de fées, Hook (Colin O’Donogue) ne pense qu’à venger la mort de Mira, tenant Rumplestiltskin (Robert Carlyle) pour responsable. Lorsqu’il réalise que Baelfire n’est autre que le fils de ce dernier, il voit là la clé de sa vengeance… Une clé qu’il tient à protéger coûte que coûte, quitte à mentir au gamin envoyé par l’Ombre pour fouiller son navire. Mais les menaces n’y font rien, et Hook maintient: Baelfire ne se trouve pas à bord, peu importe qu’on le menace de lui arracher son ombre. Les voies de la vengeance sont impénétrables, comme toujours dans Once Upon a Time. Un peu plus tard, Hook amène amène le jeune Baelfire à ouvrir son coeur vis à vis de son passé, et plus précisément de son père, le Dark One, la dague à son nom qui peut le tuer… Des informations qui très clairement, ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd et serviront pour la suite, comme on a déjà pu le constater dans les épisodes précédents – la temporalité est complexe, il faut vraiment suivre.

A Storybrooke, Gold tente de réfreiner ses instincts alors que dans un moment de lucidité effrayant, il envisage de tuer Henry (Jared Gilmore) en sabotant sa balançoire pour qu’il se fracasse la tête sur des rochers acérés. Charming (Josh Dallas) se révèle particulièrement utile – pour une fois – et l’interrompt juste à temps pour annoncer une nouvelle terrible: Baelfire est tombé dans un portail à cause de Greg et Tamara. Greg et Tamara, qui possèdent également une sorte de bombe à retardement capable de détruire Storybrooke… du coup, Charming demande de l’aide à Rumple. Comme à chaque fois, Rumple ne se montre pas particulièrement coopératif, mais cette fois-ci ses motivations divergent de celles auxquelles on a pu être habitué(e)s dans la série: un curieux sentiment de culpabilité et l’impression d’avoir lui-même tué Baelfire…

Les choses s’enchaînent alors très rapidement, et la bombe à retardement – très girly – en forme de diamant noir est activée sans que personne ne puisse rien y faire. On apprend également que si rien n’est fait pour stopper le processus, tous ceux qui ont vu le jour au pays des contes de fées trouveront la mort parce qu’ils seront détruits en même temps que l’illusion qu’est Storybroke. Seul Henry survivra parce qu’il est né dans le monde réel… mais il sera seul. Nouvelle séquence émotion avec visages déconfits et calins à l’appui. Quoi, le temps presse ? On avait presque fini par l’oublier ! Hook propose son aide à Emma & co, semblant sagement accorder davantage de valeur à sa vie qu’à une vengeance vieille de plusieurs années.

Entre temps, seconde séquence émotion avec une avancée sur la relation Rumple / Belle lorsque les nains déboulent dans sa boutique et finissent par lui laisser un flacon de potion qui permettra à Belle de redevenir elle-même. Aucune utilité selon Rumple, puisque tout le monde finira par mourir, mais Leroy lui demande presque comme une faveur de ne pas la laisser mourir en tant que Lacy, cette fausse identité de laquelle la jeune femme est prisonnière depuis quelques épisodes. La jeune femme ne tarde pas à ingurgiter la potion, à retrouver ses esprits et à embrasser Rumple, qui s’excuse de l’avoir “réveillée simplement pour la fin”… – c’est triste, j’ai pleuré.

Regina tente de rassurer Henry en lui expliquant qu’il ne doit pas s’inquiéter parce qu’il vivra encore longtemps même si Storybrooke est détruite. Le tout en passant complètement à côté du fait que simplement “survivre” en étant seul et éloigné de ses proches n’a pas de réelle valeur et ne peut pas non plus être considéré comme une vie à part entière… Regina passe une nouvelle fois à côté, parce qu’elle n’a toujours pu compter que sur elle-même faute d’avoir fait confiance aux bonnes personnes et d’en tirer des enseignements utiles. Alors on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine pitié pour elle, parce qu’encore une fois, elle manque un point important… Ce qui ne l’empêche pourtant pas d’être ensuite prête à se sacrifier pour sauver la ville, mourant ainsi en tant que Regina et non en tant qu’Evil Queen. Une dualité qui n’a cessé de se dessiner au fil de cette seconde saison pour finalement aboutir à ce point culminant tant attendu après les balbutiements de prise de conscience de la jeune femme.

Emma (Jennifer Morisson) réalise un peu tardivement que contenir la puissance de cette bombe à retardement risque de tuer Regina, mais cela ne semble gêner personne dans un premier temps parce que le sacrifice d’une personne pour sauver une communauté semble être un bon prix à payer. Heureusement, Henry est là pour peser lourdement dans la balance malgré sa petite taille et sa jeunesse, et également pour fournir une solution que personne n’avait imaginée jusque-là: utiliser un haricot magique pour créer un portail qui permettra d’envoyer la bombe dans un autre monde. Du coup, tout le monde rejoint Regina pour lui annoncer la bonne nouvelle, mais malheureusement Hook les a encore une fois bien bernés et a gardé pour lui le haricot en leur remettant une besace vide…

Parce qu’il faut bien un dénouement après tant de rebondissements, Regina explique qu’elle ne tiendra bientôt plus longtemps et que tous devraient fuir plutôt que de rester là. Bon, en même temps elle n’a pas complètement tort parce qu’elle se sacrifie pour sauver tout le monde et surtout son fils, et au final “tout le monde” est là à deux mètres d’elle à la regarder lutter et à paniquer… De quoi donner envie de tout envoyer bouler, très sérieusement. Mais c’était sans compter sur Emma, qui décide d’apporter son aide à celle qui était jusque là une ennemie, une rivale, une mère-compétitrice […] parce que lorsqu’il s’agit de sauver les gens, les divergences d’opinion et l’animosité ont tendance à disparaître assez rapidement. Et on obtient ce énième happy end auquel on s’attendait bien évidemment, parce que tout se termine toujours très bien dans Once Upon a Time, et les forces combinées d’Emma et Regina permettent de désactiver le diamant noir, écartant ainsi tout risque d’auto-destruction de Storybrooke. Mais quand tout le monde se tourne vers la sortie de la mine, Henry a disparu, et seul son sac à dos témoigne de son passage… Parce que vous pensiez sérieusement que malgré un happy end, les scénaristes se retiendraient de faire usage du traditionnel cliffhanger de fin de saison ? Moi non. Je ne dirais pas que c’était gros comme une maison, mais en tout cas, il était prévisible qu’il arriverait quelque chose à Henry. Et de manière surprenante, Rumple n’y est pour rien – j’avais vraiment parié sur lui pour faire des misères au gamin, sérieusement.

On apprend un peu plus tard que Greg et Tamara ont enlevé Henry parce que le petit garçon semble encore plus important que la Magie elle-même. Au passage, rien n’a été dit à ce sujet, mais on devine que Greg et Tamara sont des ninjas, parce qu’ils ont réussi à kidnapper un gamin sans se faire voir ou entendre, et en empêchant également le gamin de faire le moindre bruit. Non franchement, chapeau pour la performance ! Quand Regina, Emma et les autres tentent de retrouver le petit garçon, ils n’aperçoivent que les traces laissées par un portail qui s’est déjà refermé et qui les empêche donc de suivre les ravisseurs du petit garçon. Cet évènement permet à Hook de revenir sur le devant de la scène pour cet épisode, et lui fournit également l’occasion de faire le choix de se rendre utile plutôt que de rester à l’écart de tout une nouvelle fois: bateau et capitaine se mettent donc au service d’Emma & co en vue de retrouver Henry. Un sort lancé par Rumple en haute mer leur permet de voir que le petit garçon a été emmené à Neverland, et Hook utilise le haricot magique dérobé quelques épisodes plus tôt pour ouvrir un portail dans lequel s’engouffre son bateau.

Expliquant à Belle que Henry est à la fois sa Nemesis et son petit fils, Rumple décide de se joindre à l’équipe de sauvetage. Cependant, bien conscient qu’il ne reviendra peut-être pas, il fait ses adieux à Belle après avoir lancé un sort de protection sur Storybrooke (Greg et Amara n’ayant pas pu agir seul, on n’est jamais trop prudent…). Une fois encore, c’est émouvant, c’est beau… mais peut-être un peu trop noble pour être complètement crédible. Cela dit, cela ne gâche rien au côté émouvant de la scène, bien heureusement.

Beaucoup plus loin, Baelfire s’échoue sur une plage déserte et est découvert par Mulan. Parallèlement, à Neverland, on apprend que Baelfire n’était pas le petit garçon que recherchait cette mystérieuse ombre une vingtaine d’années plus tôt. Le petit garçon que l’ombre recherche a un visage, dessiné sur un parchemin… et visiblement, il s’agit d’Henry.

Rating: ★★★★☆
Avis: Un season finale grandiose, qui nous donne de l’émotion, de l’action et des rebondissements à gogo, soit à peu près tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un season finale de manière générale. Je déplore juste le happy end systématique depuis le début de la série, un peu comme si dans la tête des scénaristes comme dans les contes de fées, les gentils triomphent toujours… Toutefois, l’enlèvement d’Henry vient mettre un sérieux bémol même s’il était suffisamment prévisible pour qu’on s’y attende quand même un peu (ok, Henry n’est pas mort comme pressenti au départ, mais il disparaît quand même physiquement).

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