Review : Necessary Roughness « Pilot »

necessary roughness

Necessary Roughness (c) USA Network
Mehcad Brooks (Terrance) & Callie Thorne (Dani)

USA Network est une chaîne américaine réputée pour ses séries à fort caractère. Son slogan « characters welcome » est particulièrement bien adapté. Depuis son rachat par NBC Universal au début des années 2000, USA Network s’emploie à proposer des séries originales dont les personnages ne manquent pas de souffle. Centrée sur le divertissement, entre séries et retransmissions sportives, la chaîne est probablement l’une des meilleures de sa catégorie. C’est elle qui, en 2004, face au lancement tant attendu de LOST, la nouvelle série de J.J. Abrams, a ouvert les hostilités avec The 4400. Et avant elle, Law & Order, Dead Zone, Monk. Depuis, elle a fait connaître des titres comme In Plain Sight, Psych, Fairly Legal, Covert Affairs, White Collar, Royal Pains et Burn Notice. Autant de programmes aux personnages très hauts en couleur et aux histoires rocambolesques. Alliant dramatique et comédie, bien que chacune soit très différente, c’est toujours plus d’originalité gonflée d’humour et aux émotions fortes.

En 2011, USA Network reprend le flambeau de sa cousine de NBC Friday Night Lights – qui achevait alors son ultime 5e saison – avec Necessary Roughness (La Diva du Divan en Français, diffusée sur Gulli depuis septembre 2012). Elle met en scène une mère de famille, Dani, incarnée par Callie Thorne (Urgences, Prison Break) dont les compétences thérapeutiques sont très effectives. Spécialisée dans l’hypnose, elle « botte le train de ses patients » afin de les remettre sur pied. Sur son chemin, elle rencontre Matt, incarné par Marc Blucas (Buffy the Vampire Slayer), entraîneur sportif d’une équipe de football professionnel qui la recommande très rapidement au coach principal. Alors en instance de divorce, Dani doit faire face à un nouveau patient, Terrance, célèbre joueur de l’équipe en pleine dérive, en plus des rébellions de ses deux enfants et des épreuves imposées par son ex-mari.

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Callie Thorne (Dani), Scott Cohen (Nico), Mehcad Brooks (Terrance « TK ») & Marc Blucas (Matt)

C’est autant de situations rocambolesques possibles et inimaginables qui se présentent à nos personnages, eux-mêmes aux prises avec leurs vies déjà bien mouvementées.

Le pilote de cette nouvelle comédie sportive, qui entame sa troisième saison aux Etats-Unis, regroupe toutes les qualités des séries originales de la chaîne et fait honneur à ses soeurs. Créée par Elizabeth Kruger et Craig Shapiro (qui ont déjà travaillé ensemble sur Pan Am et Miami Medical), la série traite de sujets divers comme l’adultère, la rébellion, le dépassement de soi, la foi en le sport mais aussi la confiance, le pardon, le tout sur fond de nouvelle vie.

Pour faire simple: Necessary Roughness a tout pour plaire et faire rire son audience. Dani n’est pas sans rappeler l’élégance de Kate (Fairly Legal) ou encore la franchise de Mary (In Plain Sight). Forte et d’une grande clarté d’esprit, elle est pourtant fragile, plus douée pour s’occuper des autres que d’elle-même. Une comédie touchante et sincère sur fond d’envolées sportives qui caractérisent la victoire.

Le football américain est ici un parallèle intéressant. La symbolique même du sport sert la série. Se dépasser, se battre, faire partie d’une équipe, d’une famille, s’envoler d’un bout du terrain à l’autre pour marquer le match de sa vie, le ballon à l’image d’un bébé qu’on serre contre soi pour ne jamais le laisser tomber. Contrairement à Friday Night Lights le football occupe une place moins importante dans la série, mais le message reste même si cela n’est pas flagrant dans ce premier épisode. Une série à suivre, donc !

USA Network démarre l’été avec sa toute nouvelle série originale, Graceland qui, comme Necessary Roughness, se base sur des faits réels. C’est à découvrir dès maintenant, sur le site officiel de la chaîne.

Rating: ★★★★☆
Avis: Fan des séries de USA Network depuis des années, je suis tombée sur celle-ci par hasard. Quand j’ai vu le thème du football, en tant que spécialiste sportive des britishg3eks, j’ai bondi dessus. Comme prévu, j’ai autant ri que je n’ai été touchée par ces personnages déjà forts en caractère dès le début. Et pour l’anecdote, mesdemoiselles… Chaleur dans les 5 premières minutes !

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