Review: the Persuaders! (1971 – 1972)

the Persuaders (c) ITV

the Persuaders (c) ITV
– diffusée entre 1971 et 1972 & à partir de 1972 en France –

The Persuaders! – Amicalement Vôtre, pour la version française – est une série bitannique d’action relatant les aventures d’une équipe complètement improbable chargée de résoudre des affaires face auxquelles la justice est impuissante. La série a été créée et adaptée pour la télévision par Robert S. Baker (Gideon’s Way, the Saint…). La série comprend une saison unique composée de 24 épisodes et a été diffusée entre septembre 1971 et février 1972 sur ITV, et à partir d’octobre 1972 sur la deuxième chaîne de l’ORTF. 

The Persuaders! , c’est la série que je regardais vautrée sous un plaid, nichée entre ma mère et ma soeur. Je ne dirais pas que j’ai grandi avec parce que la série n’a été diffusé que pendant une saison, mais cela fait partie des petits rituels de l’enfance que l’on se plaît à perpétuer par la suite. La série nous donnait ce qu’on attendait d’elle: des héros charismatiques, de l’action et de l’humour.

Ca parle de quoi ?

Deux personnalités opposées, des origines très différentes, mais une association très efficace : Danny Wilde et Lord Brett Sinclair, sous la direction du Juge Felton, rendent la justice à ceux qui y ont échappé.

[ Allociné ]

Associer deux personnalités aussi différentes – un aristocrate britannique et un « gars des rues » américain devenu millionnaire – n’est pas un concept complètement neuf, et ce concept avait été testé dans l’un des derniers épisodes de The Saint (le Saint), où le héros Simon Templar (déjà incarné par Roger Moore) était contraint de faire équipe avec un texan ayant fait fortune grâce au pétrole. Et ça avait tellement bien fonctionné que Lew Grade – alors patron de ITV, qui produit la série – eût l’idée de créer une série sur le même modèle.

J’ai rarement vu une aussi bonne alchimie entre comédiens à l’écran. D’un côté, il y a Brett Sinclair (Roger Moore), le Lord anglais flegmatique mais avide de sensations fortes. En face, il y a Danny Wilde (Tony Curtis), élevé dans les bas-fonds de New York et devenu par la suite milliardaire grâce à l’exploitation pétrolière. Rien ne les prédestinait à faire équipe et encore moins à devenir amis. Il aura simplement fallu une bagarre dans un hôtel et une arrestation pour que leur premier vrai point commun soit révélé… Quand le Juge Fulton (Laurence Naismith) leur a demandé de choisir entre 19 jours d’emprisonnement et lui servir « d’enquêteurs privés » pour résoudre des enquêtes face auxquelles la justice est impuissante.

On ne songe pas vraiment à chercher plus loin ou à s’interroger sur le côté plausible de certaines situations et on apprend à apprivoiser les deux membres de cette équipe nouvellement formée qui ont envie de tout sauf de travailler ensemble. Au fil des épisodes, les deux hommes finissent par développer de l’affection l’un pour l’autre et une véritable amitié, alors qu’ils connaissent des aventures toujours plus improbables – pour les besoins des affaires du Juge, ou parce qu’ils ont une fâcheuse tendance à se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

S’il est clair que la série ne propose rien de véritablement innovant pour l’époque, tout repose sur le duo improbable que forment Roger Moore et Tony Curtis. L’écriture n’es pas folichonne – même si les dialogues peuvent être très drôles par moments – et de nombreuses situations et combats sont bien souvent tiré(e)s par les cheveux pour permettre aux deux héros d’avoir le dessus… mais l’alchimie est là, donc ça fonctionne !

Accueil critique

La série était initialement destinée au marché américain, mais n’a au final pas produit le carton escompté. Aux Etats-Unis, la série était très mal programmée le samedi soir en face de Mission: Impossible et a été déprogrammée bien avant la fin de la diffusion des 24 épisodes de la série. La surprise s’est faite au Royaume-Uni, où la série est devenu très populaire. Les autres meilleures audiences ont été réalisées dans des pays comme l’Australie ou encore l’Espagne; Roger Moore et Tony Curtis ont été récompensés pour leur jeu d’acteur en France et en Allemagne. Au final, la série est restée présente dans tous les esprits et il y est régulièrement fait référence dans les productions récentes du Royaume-Uni, de France et d’Allemagne.

De manière assez incompréhensible, la série a été annulée à la fin de sa première saison alors que Curtis et Moore avaient signé des contrats de 5 ans. L’annulation s’est faite essentiellement à cause de manque de moyens, mais également parce que la série avait une mauvaise case de diffusion aux Etats-Unis, face à une série installée de longue date. Un remake cinématographique a été annoncé en 2006, avec Hugh Grant et George Clooney dans les rôles titres, mais le projet a été abandonné et ne sortira pas des cartons de sitôt.

Le générique de la série composé par John Barry est identifiable par plusieurs générations, qu’elles aient connu la série à travers sa diffusion originale, ou à travers des références récentes dans d’autres séries.

Rating: ★★½☆☆

Avis: Comme dit plus haut, Amicalement Vôtre n’innove en rien dans la catégorie des séries d’aventures, mais a malgré tout le mérite de nous proposer deux personnages – certes stéréotypés pour correspondre aux marchés ciblés par les producteurs de la série – hauts en couleurs et possédant une alchimie indéniable. Je ne dirais pas qu’il faut impérativement l’avoir vue parce que ça serait un peu exagéré… mais cette série fait partie de mes classiques (et donc je ne suis forcément pas objective du tout).

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