Review : Siberia (1)

Siberia (c) NBC

Siberia (c) NBC

Les moyens sont là. L’idée est là. Le concept est là. Les acteurs sont là. Le décor est planté et le jeu peut commencer. Sur des airs de Hunger Games, filmé comme un bon Blair Witch, avec un concept façon Survivor ou Koh Lanta, des intrigues à la LOST, un jeu de la mort au format de téléréalité, c’est le 1er juillet dernier que NBC a lancé sa nouvelle série de l’été : Siberia.

Sur le lointain territoire de Toungouska, en Sibérie, 16 candidats de télé-réalité sont expédiés dans cette zone anéantie en 1908 par une énorme explosion, suite à l’impact d’une mystérieuse météorite avec la Terre. Quand l’un des participants est grièvement blessé, et qu’aucune aide n’arrive, l’inquiétude monte d’un cran. D’autant que certains événements ne semblent pas liés au show. Face au danger, les compétiteurs doivent se serrer les coudes pour survivre… [ Allociné ]

En tête d’affiche, des acteurs peu connus, venant des quatre coins du monde. Un métissage télévisuel appréciable pour une meilleure immersion. Siberia s’affiche comme une téléréalité, tant par son concept, ses codes, que par ses moyens de prise de vue : caméra à l’épaule, équipe de tournage, moniteurs, sous titres pour les dialogues les moins audibles et inserts de moment façon “confessionnal” pour une meilleure introspection des personnages à l’écran. Jusque là, on oublie même facilement qu’il s’agit d’un faux, d’un reliquat. Non, Siberia n’est pas une réelle émission de téléréalité, ses visuels le prouvent : une image propre, des couleurs vives, un traitement de la mise au point et du zoom impeccables et un lissage des traits précis. En dehors de Joyce Giraud (House of Payne, Le Mexicain, Diva Detectives), jouant ici son propre rôle, et Johnny Wactor (Hollywod Girls, American Wives), les acteurs sont très peu connus, voire, pas du tout. Néanmoins, chacun garde sa véritable identité pour les besoins de la série, un moyen de renforcer le réel.

Sur la base d’une saison de 12 épisodes, les six premiers sont probablement les meilleurs car encore bercés par “l’innocence” du jeu. Le plot ? Survivre jusqu’à la fin de l’hiver dans cette région sauvage. C’est la seule règle. Tout le reste est permis et vous pouvez rentrer pleurer votre mère quand bon vous semble, il vous suffit de… passer la ligne et d’appuyer sur le gros bouton rouge. Véritablement, vous êtes plongés au coeur de l’action, aussi ignorants que les personnages eux-mêmes, pendant les 5 premiers épisodes, vivant avec eux les choses étranges qui se produisent le jour comme la nuit. L’immersion est quasi totale, vous y êtes, vous êtes dans le jeu. Le côté Blair Witch dans les bois vous transporte et vous n’avez pas d’autre choix que de lancer l’épisode suivant. Pourtant, quelques scènes au ralenti et une chanson trahissent le réalisme de l’image. La bande son de Siberia est orchestrée par The Chelsea Royal dont les singles sont disponibles sur iTunes. Avoir une chanson au côté doux et sensible en fin d’épisode est devenu une caractéristique des séries d’aujourd’hui en plus d’être aussi un moyen de faire connaître des artistes. Depuis Dawson’s Creek ou Buffy, The Vampire Slayer, les séries télévisées sont devenues des tremplins de choix pour faire connaître des artistes et leur donner un coup de pouce. Siberia n’échappe pas à la règle à partir de son quatrième épisode seulement. C’est bien dommage, on pourrait dire.

Il faut rappeler qu’avant tout, Siberia est une série. Un divertissement… Un fake. Au moins, vous aurez eu 5 épisodes entiers pour vous faire au jeu et apprendre que… Tout est une question de survie et que vous ne pourrez compter que sur vous-même. En réalité, vous ne savez rien. La série ne commence réellement qu’à son sixième épisode avec des révélations à la manière d’un épisode de LOST. Tous les dés sont jetés et tout le scénario est remis en jeu. Il s’agit à présent de VRAIMENT survivre à l’hiver de la Siberie, connue pour son environnement sauvage et son climat rude. Et si les événements peuvent paraître étranges, aucun n’est inexplicable de façon rationnelle. Pourtant, là où vous verrez une aurore boréale, eux y verront l’annonce de l’apocalypse. Il faut dire que tout ça, c’est quand même bien curieux et peut-être un peu gros pour une mise en scène. Mais après tout, peut-être que le jeu est là. Qui sait, au dernier épisode, nous aurons peut-être droit à une énorme banderole et tout les participants de retour pour un éclatant “SURPRISE !”. Nous verrons ce qu’en disent les 6 épisodes suivants !

Une bonne dose d’événements intrigants,un zeste d’hémoglobine, juste un doigt, une pincée d’angoisse et un soupçon d’horreur, le tout mâché par un instinct de survie, Siberia est sûrement l’une des séries les plus intéressantes de cette saison. Sa conception, son originalité et son traitement quasi parfait ne laissent aucun doute sur son succès. Pour le reste… Découvrez-le par vous-même et n’oubliez pas : vous pouvez appuyer sur le gros bouton rouge quand bon vous semble. Ou pas. Face à Siberia, vous êtes seul au monde.

Les 16 participants du show "Siberia" lors du lancement de l'émission. Combien survivront à l'hiver ?

Les 16 participants du show Siberia lors du lancement de l’émission. Combien survivront à l’hiver ?

En cette saison 2012/2013, le fantastique a le vent en poupe. Après la nouvelle adaptation de Stephen King Under the Dome, Defiance, Orphan Black, Hannibal, Revolution, et la continuité de ContinuumHaven, Ghost Hunters et Being Human, nous avons eu la joie, cette année, de remplir nos vies d’action, d’aventure et de frisson. Et il faut dire que SyFy a mis le paquet. La saison 2013/2014 saura-t-elle faire mieux ? En attendant de le découvrir, il reste encore 5 épisodes à Siberia pour répondre à toutes les questions qui se sont posées jusque là.

Siberia, c’est tous les lundis soir sur NBC jusqu’au 23 septembre, en attendant la reprise de Revolution pour sa seconde saison.

Note: Rating: ★★★★☆

Avis: J’ai connu cette série par le biais d’un site que je suis depuis des années de par sa richesse de l’information mais aussi la confiance qu’il inspire. Donc, si AudiencesUSA dit que c’est une bonne série, alors je veux en être. Sans aller jusque dans l’analyse épisode par épisode qu’il propose, j’ai voulu me faire ma propre opinion. Et de vous à moi ? NBC a lâché une bonne série.

Rédactrice, webdesigner, rêveuse, gameuse, conteuse, passionnée d'histoire, de musiques originales et sérivore, l'industrie de la télévision (principalement américaine), du cinéma et du jeu vidéo occupent une place prépondérante dans sa vie de tous les jours.

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