Review: Siberia (2)

Siberia (c) NBC

Siberia (c) NBC

On vous l’avait dit précédemment, les premiers épisodes étaient les meilleurs. Mais les suivants réservent un bon lot de surprises également ! En tout cas, Siberia se décompose bien en deux parties. Le septième épisode, et le premier de ce second acte, marque bien la césure entre le jeu, ce que vous pensiez voir, ce en quoi vous croyez, et la réalité. Vous vous réveillez un matin et il y a 20cm de neige qui bloquent la porte de votre cabane. Votre nouvel ennemi est là. Mais après tout, c’est pour ça que vous êtes venu, non ? Survivre à l’hiver et empocher l’argent pour repartir vainqueur d’une grande aventure ! Alors, les choses sérieuses ne font que commencer. “Winter is coming.”

Sauriez-vous quel chemin prendre ?

Sauriez-vous quel chemin prendre ?

Certains candidats ont déclaré forfait, d’autres sont en danger, les derniers sont portés disparus ! Ceux qui restent commencent à sérieusement se poser des questions. Est-on toujours dans le jeu ? Etait-ce prévu ? Comment survivre au froid ? Les secours vont-ils finir par arriver ? Il y a un sociopathe parmi nous, est-ce une manœuvre de la production ou un dérapage incontrôlé ? Pour nos participants, il n’y a plus à réfléchir : il est temps d’agir.

Pendant qu’une poignée part à la recherche d’une ville pour demander de l’aide, l’autre tente de survivre au froid mordant dans une cabane mal isolée. Il faut encore trouver de quoi se chauffer, de quoi se guérir, de quoi manger et puis il y a toujours ces phénomènes un peu étranges, là dehors. Mais finalement, les liens se resserrent, on se serre les coudes, on survit ensemble, on ne laisse personne derrière, on se soutient – c’est ça une bonne équipe. Même ceux qui pensaient s’en sortir seul et sans s’attacher s’unissent aux autres car en Sibérie, l’hiver est si rude qu’un seul faux pas peut être fatal. Il n’est plus question de jeu, il n’est plus question d’argent… Quoique.

Finalement, que sait-on ? Que la production ne répond pas ? Que les secours ne viennent pas ? Que c’est une terre hostile ? Et puis ? Et puis, c’est tout. Qui sait, le scénario est peut-être toujours en cours, tout est programmé, il y a des haut parleurs dans les arbres, on est toujours seuls, jusqu’à ce que l’on retrouve des corps. Alors là tout de même, on commence à se dire que si si… Le jeu est bien terminé et ce qui arrive, la production ne l’avait pas prévu. Et il faut encore survivre…

Joyce Giraud (Carolina)

Joyce Giraud (Carolina)

Encore une bonne brochette d’épisodes à suspense, à surprises, à retournement de situation… Le synopsis a été posé et nous sommes à présent réellement dans la série. Même si les caméramans sont encore là, qu’ils font leur travail en arrière plan – ce qui signifie que tout ce qu’on voit est leur point de vue mais ils n’interviennent quasiment jamais, ils s’improvisent journalistes – nous avons quitté les codes de la télé-réalité. Plus de confessionnal même si de temps en temps, certains sont seuls face à la caméra. Les noms n’apparaissent plus. Curiosité pourtant s’il en est : chaque candidat, et ce depuis le tout premier épisode, apparaît encore au générique. Normalement, lorsqu’une série évolue, perdant des acteurs, ils sont retirés du générique d’ouverture ou bien simplement notifiés en “guest-star”. Mais ici, leur visage et leur nom sont toujours là. Un signe ? Le jeu est toujours de mise ?

Johnny Wactor & Joyce Giraud

Johnny Wactor & Joyce Giraud

En apnée jusqu’à la dernière minute, vous passerez de moments heureux à malheureux, bigrement intelligents à passablement moyens, tout ça parfois dans le même épisode. Finalement, Siberia aussi a droit à ses hauts et ses bas mais en majorité, ce sont des hauts. NBC a su tenir son audience jusqu’au dernier souffle. De nombreuses fins étaient possibles, plusieurs scénarios, joyeux, tragiques, énigmatiques, tout était possible. Ce finale, à l’issue très ouverte, est la promesse d’une seconde saison aussi riche en rebondissements que la première. Un pari assuré, un pari réussi: NBC a accompli le presque-inaccomplissable avec des acteurs méconnus et un concept qui en ferait rire plus d’un. Ce n’est pas une franchise, ce n’est pas un spin-off, ce n’est pas un cross-over, c’était la série de l’été qu’il ne fallait pas manquer.

Siberia est une série bien plus intelligente qu’elle ne veut le laisser penser. Et malgré ses petits défauts, ses moments clichés préparés pour l’audience, elle continue de vous donner envie de connaître la suite, la fin, la vérité sur les événements inexpliqués qui s’accumulent. Chaque heure qui passe, au fil des épisodes, vous savez que malgré tout ce que vous pouvez penser, l’issue peut-être totalement différente, vous survivez avec les candidats, il ne se passe pas un moment sans que vous vous disiez “ça peut être moi”. Des clichés, des stéréotypes mais après tout, c’est ça une télé-réalité, non ? Et même si la deuxième partie de cette saison d’exception reprend moins les codes de la première, il y aura toujours un petit quelque chose pour vous rappeler que… le jeu continue.

Rating: ★★★☆☆
Avis: Jusqu’au bout. Mais je dirais que les petits clichés étaient de trop. Malheureusement. Il ne fallait pas décevoir l’audience, pas vrai ?

Rédactrice, webdesigner, rêveuse, gameuse, conteuse, passionnée d'histoire, de musiques originales et sérivore, l'industrie de la télévision (principalement américaine), du cinéma et du jeu vidéo occupent une place prépondérante dans sa vie de tous les jours.

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