Review: Revolution “Patriot Games”

Revolution (c) NBC

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Miles Matheson (Billy Burke)

Continuant sur la lancée des épisodes précédents, “Patriot Games” fait aussi fort que les épisodes de ces deux dernières semaines – “There will be Blood” et “Love Story” pour ce qui est de souligner les différences entre la saison 1 et la saison 2. Qu’il s’agisse du passage à la Rachel (Elizabeth Mitchell) super-combattante à la Rachel dépressive, ou tout simplement du changement progressif de tonalité de la série, les différences sont bien là. Ajustements bienvenus dans certains cas, grosses maladresses dans d’autres… Il y a de tout dans Revolution; à boire comme à manger !

Ce qui reste commun en revanche, c’est l’enchaînement d’épisodes très riches du point de vue de la narration ou de l’émotion avec des épisodes nettement moins bons… voire même carrément moins bien écrits. La semaine dernière, “Love Story” ne m’avait clairement pas passionné, mais “Patriot Games” relève un peu le tout avec une déroulement d’épisode plus fluide, et des éléments intéressants à se mettre sous la dent. Dans cet épisode, on souligne avec une certaine insistance le côté impitoyable des Patriotes, prêts à tout pour vendre une histoire conçue de toute pièces. Pour faire croire à l’existence d’une force surnaturelle, ils n’hésitent en effet pas une seconde à massacrer des innocents et ainsi se donner le beau rôle – celui de protecteurs de la populace. Rien que ça.

Revolution (c) NBC

Giancarlo Espisoto (Tom Neville)

“Patriot Games” marque aussi le grand retour des particules lumineuses, qui avaient disparu de la circulation depuis l’épisode “Born in the USA“. On découvre avec stupeur qu’elles ont le pouvoir de provoquer une combustion humaine spontanée – peut-être provoquée par Aaron (Zak Orth), en fait on n’en sait rien – pour sauver Miles (Billy Burke). C’est intrigant… alors on se demande clairement où ils veulent en venir avec ces particules.

Fait absolument incompréhensible, Titus Andover (Matt Ross) fait une apparition dans cette épisode. Pour ceux qui ont un minimum suivi ce début de saison 2, Titus, pédophile notoire, a été tué dans l’épisode précédent. Enfin normalement, parce qu’on n’est plus vraiment sûrs de rien, pour le coup. C’est incompréhensible, mais j’aimais suffisamment ce personnage pour apprécier son retour, alors admettons. Sauf que Titus est rapidement (re)tué par Miles après quelques minutes à l’écran… L’occasion pour moi de préciser que quelque part, ce n’était pas la peine de le faire revenir d’entre les morts pour le tuer comme un chien en quelques secondes. Les héros triomphent toujours, Miles est un bon combattant… mais quand même. Bref, Titus n’est plus. Pour combien de temps, ça on ne sait pas…

Revolution (c) NBC

Elizabeth Mitchell (Rachel) & Richard T. Jones (Ken)

On s’attarde également beaucoup sur des personnages un peu inutiles, comme notamment Ken (Richard T. Jones, aperçu dans the Sarah Connor Chronicles), un vieil ami de Rachel. Après un flashback tout aussi inutile, Ken finit par être tué après trahison. J’ai par contre beaucoup aimé le découpage des scènes avec Rachel et Neville (Giancarlo Esposito) qui nettoient chacun de leur côté leur scène de crime respective. Du côté de Neville justement, c’est toujours la forme olympique ! A présent devenu un Patriot, il aspire à détruire le groupe de l’intérieur. Infiltré de génie, il finit par mettre en scène l’overdose de l’une des seules personnes du groupe qui avait fait part de sa méfiance à son égard… Un choix de mort qui est loin d’être innocent, parce que Neville avait en réalité remarqué des signes assez évidents de toxicomanie. Une fois encore, c’est du grand art ! J’attends toujours les scènes de Giancarlo Esposito avec une très grande impatience, parce qu’elles sont toujours un gage de qualité, même quand la storyline du personnage est plus ou moins crédible. Comme on vous l’avait dit la semaine dernière pour Robert Carlyle dans Once Upon a Time, Giancarlo Esposito sauve les meubles !

Pour une fois – cette review est à archiver parce que c’est suffisamment rare pour être signalé – j’ai trouvé les scènes impliquant Charlie (Tracy Spiridakos) intéressantes. Ou plus exactement, son caractère commence à se dessiner tout doucement et à gagner en consistance autant qu’en cohérence – deux adjectifs qu’il était impossible d’utiliser jusque là concernant ce personnage. Sa relation avec Monroe (David Lyons) a également quelque chose d’intéressant dans le sens où on dépasse ENFIN le “je vais le tuer ce mec, je vais le tuer” auquel répond “mais oui allez tue-moi si tu crois que ça va changer quelque chose”… vous voyez un peu ce que je veux dire ? Là, leurs échanges prennent un petit peu d’épaisseur et donc deviennent plus plaisants à regarder. Monroe sauve Charlie d’une bande de types qui l’avaient droguée, achevant de passer du type mentalement dérangé de la saison 1 au type qui veut se racheter mais qui ne sait pas trop comment s’y prendre. Le changement est intéressant et arrive tout doucement, par petites touches, grâce au jeu impeccable de David Lyons. Un changement s’opère également chez Charlie, qui était une pleurnicharde vraiment chiante et moralisatrice doublée d’une fausse casse-cou dans la saison 1 à une jeune femme pleine d’assurance (un peu trop dans certaines circonstances, cela dit) qui reste malgré tout en colère et méfiante vis à vis de Monroe de façon plus compréhensible que dans la saison précédente. Bref, j’aime beaucoup ce duo parce qu’aucun de ces membres ne vont ensemble.

Rating: ★★★½☆
Avis: Le rythme commence à reprendre et je ré-accroche tout doucement à Revolution. Avec 2 épisodes moyens sur 4, j’ai un petit peu peur pour la suite de cette saison, mais j’espère vraiment que ça finira par décoller et par gagner en consistance. Cela dit, pour l’instant il y a du bon, donc je reste accroché !

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