Review: Revolution « Everyone says I love you »

Revolution (c) NBC

Revolution (c) NBC
Tracy Spiridakos (Charlie) et Billy Burke (Miles Matheson)

Entre l’épisode 5 et celui-ci, je suivais Revolution d’un oeil distrait en me disant que ce truc avec les Illuminati, Horn (Zeljko Ivanek), les Patriots pas si patriotes que ça…, ça se laissait regarder mais sans plus. Donc je suis en colère. Vraiment. Parce qu’il faut toujours que les évènements les plus prometteurs surgissent pendant les finale de Revolution, juste avant un beak frustrant de quelques mois…Et celui-ci, je ne l’ai pas vu venir, d’où une frustration encore plus grande ! Forcément, avec des épisodes franchement bof qui s’enchaînaient depuis un moment – depuis ma dernière review, précisément – j’aurais pu me douter que le break approchait à cause de la qualité de « Everyone says I love you ». J’aurais DU m’en douter !

Les audiences montrent une augmentation de près de 47% de téléspectateurs sur la tranche des 18-49 ans, avec un total de 5.2 millions de fidèles… soit encore 10% de moins que l’épisode précédent. Un score bas qui met en péril la commande d’une troisième saison par NBC. Comme quoi, la stratégie du vide narratif intersidéral pendant 4 épisodes d’affilée pour préparer la surabondance de trucs intéressants dans le season finale ne paie pas toujours; ce qui fonctionnait pour la saison 1 ne fonctionne pas pour la saison 2 – mais c’était bien essayé ! Je ne sais pas encore si c’est parce que je me lasse progressivement ou si c’est parce qu’il y a réellement eu 4 épisodes inutiles entre « Patriot Games » et celui-ci que je réussis de plus en plus facilement à regarder et à reviewer les épisodes de Revolution avec des semaines entières de retard sans que cela ne me pose le moindre état d’âme (NdShad: oh toi, t’vas voir ta gueule à la récré…), mais en tout cas il se passe quelque chose entre moi et Revolution.

Tracy Spiridakos (Charlie "badass" Matheson)

Tracy Spiridakos (Charlie Matheson)

En quatre épisodes, nous avons pu voir l’étendue des pouvoirs d’Aaron, mais pas trop hein, parce qu’il faut quand même s’en garder sous le coude pour la seconde moitié de saison. Ce que l’on sait de manière certaine, c’est que même si l’on ne connaît pas la nature exacte de ses capacités, Aaron peut utiliser les nanites pour faire flamber des gens ou pour soigner – ce qui laisse un bel éventail de possibilités. Autre information: le lien entre Aaron et les nanites est matérialisé par la vision de l’un de ses amis d’enfance qu’il est bien entendu le seul à voir et à entendre, ce qui renforce également l’impression globale que Aaron, le petit génie de la technologie est en train de devenir complètement fou… Zak Orth est très bon et réussit à nous faire croire qu’il est tantôt fasciné, tantôt effrayé par le pouvoir qu’il possède; le tout conférant un côté plus grâve, plus intense au personnage qui passait surtout pour le boulet de service dans la première saison, allergique aux abeilles et incapable de prendre la moindre initiative même lorsque sa vie en dépendait. Je faisais partie de ceux qui avaient parié que le geek ne survivrait pas à la fin de la première saison… et quand je vois ce que les scénaristes ont fait du personnage, je suis heureux de m’être à ce point planté dans mes pronostics !

Mais ce pouvoir à usages multiples intéresse d’autres personnes plus ou moins recommandables, comme notamment Horn, qui souhaite que Aaron le guérisse de la tumeur qui grossit dans son organisme. L’exigence est compréhensible, Horn n’a pas envie de mourir et a en plus le pouvoir nécessaire pour contraindre Aaron à s’exécuter… sauf que ce pauvre Aaron est incapable d’utiliser son pouvoir sur commande. Ce qui amène à l’assassinat de Cynthia sous ses yeux, comme si cela pouvait y changer grand chose… et contre toute attente, ça fonctionne: quelques minutes plus tard et après s’être échappé, Aaron ressuscite Cynthia.

Second point appréciable dans cet épisode: le retour de Julia Neville (Kim Raver), qui avait disparu des écrans en milieu de première saison et avait été appelée vers de plus hautes sphères – NCIS: LA, et 24, plus précisément. Voir qu’elle n’est pas morte dans les bombardements a été un soulagement, et voir également qu’elle a su se trouver un nouveau mari riche et influent ne m’a pas non plus étonné. Les retrouvailles avec Tom Neville (Giancarlo Esposito) étaient à la hauteur et suffisamment fortes pour que l’on ressente que chacun des deux personnages croyait l’autre mort. Pour la suite, j’attends d’en savoir davantage sur ce personnage qui n’était qu’une ombre palote durant la première saison.

David Lyons (Sebastian Monroe)

David Lyons (Sebastian « super-bass » Monroe)

J’ai également pas mal apprécié la relation bizarre entre Charlie (Tracy Spiridakos) et Monroe (David Lyons). Le fait qu’ils assurent mutuellement leurs arrières en faisant mine de ne rien en avoir à carrer et l’humour qui se dégage des répliques qu’ils échangent font des scènes où ils sont présents les meilleures de cette première moitié de saison, tous épisodes confondus. Ce qui est loin d’être le cas des scènes entre Miles (Billie Burke) et Rachel (Elizabeth Mitchell), qui sont un peu plus affligeantes à mesure que les personnages s’enfoncent dans le pathétique – et ô combien prévisible ! – « je t’ai toujours aimé(e), BLABLABLA »… J’en suis même arrivé à souhaiter que quelqu’un tue Rachel et qu’Aaron ne parvienne pas à la soigner, pour dire mon degré de désespoir vis à vis de ces deux-là… Avec l’infection à tendance septicémique de la blessure de Miles, les scènes à fort contenu pathos risquent d’être encore plus nombreuses, pour mon plus grand désespoir.

Rating: ★★★½☆
Avis: Beaucoup de rebondissements, mais entrecoupés de scènes Miles / Rachel vraiment difficiles à supporter (parce que très affligeantes). J’attends beaucoup de la relation Charlie / Monroe, tout comme j’attends beaucoup des pouvoirs d’Aaron, des retrouvailles de la famille Neville et des Illuminati. Je fais super court: j’ai hâte de voir la suite, et ça a intérêt d’être grandiose !

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