Review: Mozart in the jungle

Mozart in the Jungle (c) Amazon Studios

Mozart in the Jungle (c) Amazon Studios
Gael García Bernal (Gustavo)

Librement basée sur le livre éponyme de la joueuse de hautbois Blair Tindall, et développée pour la télévision par Roman Coppola (the Darjeeling LimitedOn the road, Somewhere) et Jason Schwartzman (Parks and Recreation, the Grand Budapest Hotel…) et réalisé par Paul Weitz (About a boy…), Mozart in the Jungle est une série comique se déroulant dans les coulisses du milieu de la musique classique à New York, explorant les rivalités et tensions sexuelles entre les membres de l’ensemble “New York Symphony” et ceux prêts à tout pour en faire partie. La série est visible via la plate-forme d’achat en ligne Amazon depuis le 6 février 2014. 

Après Hulu ou Netflix, c’est au tour d’Amazon de se lancer dans la production de séries originales. En tout début d’année, Amazon a mis en ligne sur sa plateforme 20 pilotes de séries (dont 6 animées destinées aux enfants), promettant de produire une saison complète pour celles qui seraient plébiscitées par le public. Les grandes gagnantes sont donc Mozart in the Jungle, Bosch (drama policière), the After (série fantastique – on vous en reparlera) et Transparent (comédie), qui gagnent leur ticket pour une première saison ! Parmi elles, deux séries qui n’avaient pourtant pas complètement séduit ceux et celles qui les avaient visionnées, dont Transparent et – précisément – Mozart in the Jungle, mais qu’Amazon a malgré tout décidé de produire. La première saison de Mozart… comportera 10 épisodes de 30 minutes.

Sexe, drogue et symphonie dans les coulisses de l’univers de la musique classique….

[ Allociné ]

Le synopsis ô combien laconique ne résume pas complètement l’univers de la série ou même l’histoire elle-même. Idem pour la principale image promotionnelle de la série (utilisée en illustration de cet article) qui est racoleuse au possible et ne reflète en rien les thèmes principaux abordés dans la série. Pour vous faire une idée plus précise de ce dont il est question dans Mozart in the Jungle, il vous faudra y jeter un oeil, ce qui est de loin la manière la plus fiable de vous faire une idée. Bien entendu, on essaie de vous donner un aperçu assez précis de ce que l’on regarde à travers nos reviews, mais cela ne dispense pas pour autant d’un visionnage =)

Hailey (Lola Kirke)

Hailey (Lola Kirke)

Bon, mais alors: ça parle de quoi ?

Mozart in the Jungle suit les mésaventures du personnage de Hailey (Lola Kirke), une joueuse de hautbois. Ses auditions, les remplacements qu’elle assure pour dépanner des amis, mais aussi les fêtes un peu arrosées où elle se rend… tout y passe ou presque. Le personnage est très naturel et de ce fait vraiment très attachant; j’ai donc suivi son quotidien sans trop de difficulté, découvrant un monde que je ne connaissais pas, où la musique n’est pas seulement un moyen de gagner sa vie comme un autre, mais une passion.

D’autres personnages sortent du lot, comme notamment Rodrigo (Gael García Bernal), qui incarne un jeune premier, impétueux, un peu exubérant, mais aussi – et surtout – un chef d’orchestre très talentueux, ou encore Thomas (Malcolm McDowell), incarne lui aussi un chef d’orchestre bourru malheureusement jugé un peu vieillot par ses pairs. Ces deux-là se percutent assez rapidement dès le début de l’épisode, lorsque le premier est désigné pour remplacer le second. Incompréhension, dépit… bref, Thomas est poussé vers la sortie au profit de Rodrigo, ce génie excentrique que l’on imagine capable de re-dynamiser pour la saison à venir la programmation du lieu dans lequel se produit régulièrement l’ensemble “New York Symphony”.

Rodrigo (Gael García Bernal)

Rodrigo (Gael García Bernal)

Du bon... mais aussi des clichés !

On n’oublie – malheureusement – pas au passage tous les gros clichés et les approximations, avec des acteurs essayant d’incarner des chefs d’orchestre mais qui ont simplement l’air d’être en pleine partie de Taboo avec des potes, même quand on ne s’y connaît pas plus que ça en direction d’ensembles classiques. Ou encore ces deux caricatures de chefs d’orchestre, l’un complètement fou, et l’autre horriblement déprimant. Mais malgré tout, Mozart in the Jungle explose l’un des plus gros mythe liés à la musique classique, qui veut que les musiciens soient des gens absolument coincés, incapables de s’amuser, de sortir. Là où on exploite allègrement le cliché en revanche, c’est sur le fait que les musiciens ne soient amis qu’avec des musiciens et ne parlent de rien d’autre que de musique 24h/24…

Il y a pas mal de bons moments stylisés et à peu près réalistes, et d’autres complètement loufoques ou hors-normes. Curieusement, ce sont les moments les plus loufoques qui fonctionnent le mieux, et le déséquilibre entre deux scènes peut être assez perturbant. Mais il ne s’agit que d’un pilote, qui a sans doute été pensé pour en mettre plein la vue niveau comique, et donc pour se faire plus facilement remarquer. J’attends donc de voir ce qui sera fait à ce niveau et le rythme qui sera donné à cette série.

Rating: ★★★☆☆
Avis: Je ne suis que moyennement cliente des séries comiques pour pas mal de raisons, mais j’ai apprécié Mozart in the Jungle. Pour ses personnages grossièrement brossés et le côté un peu chaotique de l’histoire de Hailey, son personnage principal. J’attends la suite avec une certaine impatience, mais j’attends aussi et surtout un plus grand travail sur les personnages principaux, qui ne sont ici que caricatures, et davantage de développement des personnages secondaires.

Diplômée en Marketing / Communication et en Médiation culturelle, elle est Editrice Web et Geek à temps plein pour Britishg3eks comme dans la vie réelle. Rompue à l’exercice du reviewing et de la traduction dans le domaine du sports entertainment, passionnée de jeu de rôle et de street art, mauvaise guitariste et longboardeuse débutante, elle parcourt l'Europe et arpente villes et festivals un appareil photo à la main.

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