Review: Graceland – saison 1

Graceland (c) USA Network

Graceland (c) USA Network
Characters welcome !

On vous l’avait brièvement annoncé il y a quelques mois, Graceland est la deuxième collaboration entre Jeff Eastin (créateur de White Collar) et USA Network. Diffusée cet été, cette nouvelle série originale ne déroge pas aux règles de la chaîne américaine du groupe NBC. Du charisme dans l’image, un bon scénario, des personnages approfondis et travaillés, un brin d’humour et toujours une intensité qui vous transporte épisode après épisode. Graceland est donc bien digne de la ligne éditoriale de la chaîne, connue pour son fort caractère. C’est toujours avec confiance qu’on peut lancer un pilote d’une toute nouvelle série. Et c’est encore une victoire de USA Network.

De gauche à droite : Manny Montana, Serinda Swan, Aaron Tveit, Brandon Jay McLaren, Daniel Sunjata & Vanessa Ferlito

De gauche à droite: Manny Montana, Serinda Swan, Aaron Tveit, Brandon Jay McLaren, Daniel Sunjata & Vanessa Ferlito

Le concept de la série est inspiré de faits réels. S’il se situe de nos jours, il fait avant tout référence à des événements survenus dans les années 90. Saisie par le gouvernement fédéral à la suite de l’éclatement d’un cartel de drogue mexicain, une maison de luxe en bord de mer se transforme en safehouse pour des agents sous couverture : FBI (qu’on ne présente plus), DEA (brigade des stups) et les Customs (police des douanes et protection frontalière). Pour des raisons de sécurité, cette maison demeure secrète. Surnommée “Graceland” en référence à la résidence d’Elvis Prestley, aujourd’hui, elle n’est plus, mais  c’est sous son toit que la série prend vie. Chacun travaille sous couverture sur une affaire différente, parfois, ils sont amenés à travailler ensemble sur un démantèlement ou un trafic de drogues… Basée quelque part dans le sud de la Californie, on se doute que le crime et le grand banditisme mènent la vie rude aux agents fédéraux sous un soleil de plomb. Logique donc que Graceland soit une série de l’été.

Néanmoins, même si l’humour est présent, Graceland est bien plus sombre et plus mature que les autres séries de la chaîne. White Collar, Suits ou encore Necessary Roughness (dont on vous avait déjà parlé) traitent toujours leurs sujets les plus sérieux avec émotion mais toujours avec une certaine légèreté. C’était aussi le cas pour In Plain Sight ou Fairly Legal qui sont aujourd’hui terminées. Graceland, elle, s’engouffre dans la vie de ces agents qui peuvent basculer à tout moment, soit pour avancer dans une affaire, soit parce que l’implication est trop forte et qu’il est trop tard pour reculer. Sans être profondément sombre, crue, voire même trash comme certaines séries des chaînes concurrentes (on reste dans une case primetime), Graceland a son lot de dangers et de drama. Ce n’est pas pour déplaire, USA Network nous habitue bien trop aux images propres, lumineuses et au caractère enlevé de ses séries. Au moins, Graceland fait un peu pencher la balance.

Graceland (c) USA Network

Daniel Sunjata (Briggs) & Aaron Tveit (Mike)

L’histoire, bien menée sur 12 épisodes, est conduite par une équipe mais avec avant tout deux personnages principaux : le jeune agent, Mike Warren (Aaron Tveit – Gossip Girl) débauché pour enquêter sur un autre agent du FBI Paul Briggs (Daniel Sunjata – Law & Order, Rescue Me, Grey’s Anatomy) dans le cadre d’une affaire de meurtre d’autres agents. Finalement, Mike joue un peu le rôle de la police des polices. De couvertures en couvertures, il est parfois même aisé de se perdre soi-même dans les méandres de cette vie où le mensonge… Est votre vie. Si Mike nous est d’abord présenté comme un personnage en costume, tout droit sorti de Quantico qui fait ses premières preuves, il se révèle très vite bien malin, intelligent et s’intègre vite au reste de l’équipe.

Manny Montana (Johnny) & Serinda Swan (Paige)

Manny Montana (Johnny) & Serinda Swan (Paige)

Quant au reste du casting, l’on peut retrouver Serinda Swan (Breakout Kings, série sur deux saisons de la A&E, branche de la NBC), toujours plus sexy, Vanessa Ferlito (24, CSI : Manhattan) au caractère trempé mais sensible, Brandon Jay McLaren (The Killing, Falling Skies) pour assurer le côté rasta de la Californie et Manny Montana (Cybergeddon, Chicago Code) incarnant le jeune latino que tout le monde aime comme un frère. Au début de la série, vous pourrez même apercevoir Scottie Thompson (Brotherhood, NCIS, Trauma) et Sheaun McKinney (Roswell, Jericho, 24, The Glades) en guest stars de la DEA. Une belle brochette d’acteurs, donc et même si les filles sont sexy et que les mecs ne manquent pas de charme, ce n’est pourtant pas ce qui est le plus mis en valeur ici. Ce n’est pas le but de la série. Toutefois… Il reste important de garder de beaux visages à la télé.

Brandon Jay McLaren (D.J.) & Vanessa Ferlito (Charlie)

Brandon Jay McLaren (D.J.) & Vanessa Ferlito (Charlie)

Encore une fois, les liens entre les personnages sont très forts, le jeu d’acteur est toujours aussi bon et s’il est parfois un peu difficile de suivre, on retrouve toujours ses petits à un moment donné. Le cliffhanger même, lui aussi propre à la USA Network, fera rager les plus impatients d’arriver à l’été prochain pour connaître la suite. Le format d’épisode est aussi un peu différent. Il ne s’agit pas d’une affaire par semaine, pas une affaire par épisode mais bien une suite de plusieurs enquêtes qui rejoignent toujours le fil rouge de la série : Paul Briggs. De magouille en magouille, les agents de Graceland sont comme des pions malins qui se déplacent à leur convenance mais attention au dérapage. Le Bureau est très strict sur les règles de conduite. Ce n’est pas parce que l’on est agent sous couverture qu’il n’y a pas de limites. Ce sont ces limites que Graceland exploite avec une finesse et une touche qui ne sont pas sans rappeler Fast & Furious.

Secrets, confessions, aveux, couvertures, délinquance, chaos, perdition, investigation, rédemption, course-poursuite, confiance, trahison, loyauté, compassion, famille, sacrifice… Toutes les conditions sont réunies pour faire de cette petite dernière de la USA Network une bonne série originale, à vous tenir en haleine et si on ne vous demande pas de vous retrouver dans les personnages, il sera tout de même aisé de les comprendre et de se demander finalement… Si vous étiez dans leur situation, jusqu’où iriez-vous ?

Rating: ★★★★★
Avis: Je n’ai jusque là jamais été déçue par cette chaîne américaine qui n’en demeure pas moins qu’un simple diffuseur. Graceland est une excellente série qui se tient bien, complexe et qui sort un peu des clous des habitudes “propres” des autres sériesde la USA. Je n’ai pas regardé parce que j’aime Serinda Swan, je n’ai même pas regardé parce que j’aime les couleurs des promos. J’ai regardé parce que c’est une USA. Et tout le monde sait que j’aime USA Network. C’est loin l’été prochain… Characters welcome !

Rédactrice, webdesigner, rêveuse, gameuse, conteuse, passionnée d'histoire, de musiques originales et sérivore, l'industrie de la télévision (principalement américaine), du cinéma et du jeu vidéo occupent une place prépondérante dans sa vie de tous les jours.

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