Review: Doctor Who « the Snowmen »

Doctor Who (c) BBC Jenna Louise Coleman (Clara) & Matt Smith (le Docteur)

Doctor Who (c) BBC
Jenna Louise Coleman (Clara) & Matt Smith (le Docteur)

“The Snowmen”, rien que le titre fait penser à “The abominable Snowmen”, un épisode des anciens épisodes Doctor Who où l’on croise également la Grande Intelligence (Great Intelligence). D’ailleurs, on a l’impression, dans cet épisode, que Steven Moffat cherche à renouer avec les anciens épisodes en multipliant les clins d’œil. Et ça commence avec le générique (encore une nouveau) où l’on voit apparaitre la tête de Matt Smith (le Doctor) très rapidement, rappelant les anciens génériques. Et, bien évidemment, il y a le nouveau T.A.R.D.I.S plus proche de la série originale. Mais, commençons par l’histoire.

Angleterre, 1842. Un petit garçon seul fait un bonhomme de neige en disant qu’il ne veut pas jouer avec les autres enfants, qu’ils sont stupides et qu’il n’a pas besoin d’eux. Ces paroles seront reprise par le bonhomme de neige et, 50 ans plus tard, le petit garçon qui est devenu un homme sert les plans d’une énorme boule de neige qui veut conquérir le monde – il s’agit en fait de la Grande Intelligence. Son plan est simple: elle commence par créer des bonhommes de neige (et en y réfléchissant bien, ça ne sert à rien) mais surtout, elle cherche à mettre la main sur une gouvernante morte dans un étang gelé pour récupérer son ADN et la dupliquer afin de créer une armée et détruire le monde. Normal !

D’un autre côté on a Clara (Jenna Louise Coleman), servante dans une auberge, qui s’inquiète de voir des bonhommes de neige apparaitre et interroge le premier homme qui passe : le Doctor (Matt Smith). Évidemment, il ne sait pas qui elle est puisque la dernière fois qu’ils se sont croisés, elle avait été changée en Dalek. Mais déprimé par le départ des Pond, le Doctor s’en va. Pas grave, la demoiselle ne perd pas de temps et se met à le suivre, découvrant ainsi qu’il vit dans une petite boîte bleue, suspendue dans les nuages et invisible. Du coup, elle retourne à ses occupations. Son deuxième emploi consiste à être gouvernante dans une grande demeure, où elle s’occupe de deux enfants. La petite fille fait des cauchemars de son ancienne gouvernante morte dans l’étang qui n’a jamais dégelé depuis, et qui revient pour la punir. Son frère estime qu’elle est folle et qu’elle a besoin d’un docteur. Clara décide de retourner voir le Doctor.

En le cherchant elle tombe sur Jenny (Catrin Stewart) et Vastra (Neve McIntosh) qui assistent le doctor. Vastra soumet d’ailleurs Clara à un test pour déterminer si le Docteur pourra l’aider: elle devra répondre à une série de question en UN seul mot. L’échange est très bien fait, et à la fin Vastra demandera à Clara pourquoi le Docteur devrait l’aider, où était le danger et ainsi de suite… Clara n’a le droit qu’à un seul mot, elle réfléchit et enfin prononce : « Pond » (étang en français). J’ai adoré ce passage, c’est le côté de Moffat que j’aime bien qui laisse penser que tout est réfléchi, même le nom d’un personnage créé des saisons plus tôt. Bref le mot choisi lui permet d’obtenir l’aide du Docteur.

Ils finissent tous dans la demeure où travaille Clara, la gouvernante morte sort de son étang et tente de les attaquer alors que dehors, le docteur Walter Simeon (Richard E. Grant) – le petit garçon du début – demande à ce qu’on lui confie la gouvernante pour poursuivre son plan. Le Docteur et Clara éloignent donc la gouvernante de cet homme en montant dans le T.A.R.D.I.S. C’est en pensant avoir du temps que le Docteur finira par donner les clés de son vaisseau à Clara en lui disant qu’il ne sait pas pourquoi, mais qu’il sait à qui il doit la donner. Une charmante attention qui sera pourtant gâchée lorsque la gouvernante s’empare de Clara et quitte le T.A.R.D.I.S avec elle. Clara est maintenue en vie par Strax (Dan Starkey), pendant que le Docteur tout énervé s’en va régler le compte de la Grande Intelligence. Il pense qu’en enlevant les souvenirs du Docteur Simeon, la grande Intelligence n’aura plus de consistance et disparaitra avec lui. Seulement il s’y prend mal et la Grande Intelligence survit, devenant ainsi capable de tuer le Docteur avant de soudainement s’éteindre… Dehors la neige s’est transformée en pluie salée. Des larmes, celles de toute une famille le soir e Noël, qui seules pouvaient contrecarrer les plans de la Grande Intelligence. Le Docteur comprend que la famille en question est celle dont Clara à la charge et que cette dernière va réellement mourir. A son chevet, Clara lui dira « Run you clever boy and remember », phrase qu’elle à déjà prononcé à la fin de l’épisode 1 de cette saison, “Asylum of the Daleks”.

Ce n’est qu’une fois sur sa tombe que le Docteur verra le nom entier de Clara – Oswin Oswald – comprenant que c’était la fille aux soufflés rencontrés quelques temps plus tôt. Il sait donc qu’il peut la retrouver et file dans son T.A.R.D.I.S. L’épisode s’achève par un plan sur Clara qui est devant sa tombe, à notre époque.

Ce résumé peut paraitre étrange, mais honnêtement, tout l’épisode l’était en ce qui concerne l’histoire. Comme d’habitude je reproche une fin bâclée, un dénouement à la Disney (pleurons en famille et sauvons le monde avec nos larmes) alors que le concept était intéressant et qu’il y avait beaucoup à faire. Cependant, même si l’histoire ne m’attire pas plus que ça, il y a de nombreuses choses à noter qui finissent par rendre l’épisode intéressant.

Les personnages

Le Docteur: J’ai toujours eu beaucoup de mal avec Matt Smith mais cet épisode m’a un peu réconcilié avec lui. Il est attristé  par le départ des Pond au point de ne plus vouloir s’occuper des affaires sur Terre, et se contente de se percher sur de la vapeur ultra-condensé (un nuage, au final). Écrit comme ça, ça peut faire sourire, mais c’est visuellement très beau. Puis on a le droit au « retour du Docteur » de son nœud papillon, bref de tout ce qui fait de lui le Docteur qui reprend du service. On notera aussi une scène où il se fait passer pour Sherlock Holmes qui fait un peu auto-promo de la part de Moffat, qui est également scénariste sur Sherlock, une autre série produite par la BBC. Mais, bon, j’aime bien Sherlock alors j’ai apprécié le passage.

Clara Oswin Oswald: Deux épisodes, deux morts. Ça commence bien. J’ai adhéré à son personnage dès l’épisode 1 et elle ne m’a pas déçue pendant “the Snowmen”. On s’interroge sur elle, sur qui elle est – et je pense que ça va être une grande question durant les prochains épisodes. J’ai aimé sa façon de choisir ses mots lors de l’interrogatoire de Vastra, sa façon de comprendre les choses et de s’acharner quand elle a quelque chose en tête. Pour la première fois, quand quelqu’un découvre le T.A.R.D.I.S, on n’a pas le droit à l’habituel « c’est plus grand à l’intérieur » mais à « c’est plus petit à l’extérieur ». Du coup, je la trouve intéressante et c’est avec plaisir que je la retrouverais dans les prochains épisodes. Ma seule crainte est que Moffat trouve une histoire tirée par les cheveux, du style “Oswin est la fille de River et du Doctor”, expliquant qu’elle puisse exister dans plusieurs époques différentes et y mourir… Pas grand-chose à voir avec le personnage mais sa pierre tombale en plus de nous apprendre qu’il fallait se souvenir d’elle car on la reverra, on a une date de naissance : 23 novembre 1866. Et, hormis l’année, cette date est bien connue vu qu’il s’agit de la date de diffusion du tout premier épisode de Doctor Who.

Vastra, Jenny et Strax: Ils assistent le Docteur pendant qu’il déprime, et enquêtent à sa place. Ils apportent beaucoup d’humour, surtout Strax dans la scène avec le ver qui fait perdre la mémoire. Bref, heureusement qu’ils étaient là sinon l’épisode aurait été un peu fade.

Le reste

Dans l’ensemble je trouve que visuellement, l’épisode est très beau. Côté histoire c’est un peu faiblard, surtout à cause de son dénouement qui à été expédié vite fait. Et puis, c’est Moffat, alors comme d’habitude on cherche les petites choses. Pas de référence aux œufs (j’suis déçue), on retrouve toujours une défaillance électrique (au moment où Clara embrasse le Docteur), puis on note toutes les petites phrases qui pourraient être sans importance comme le moment où Clara raconte une histoire aux enfants qu’elle garde et leur explique que selon sa notion du temps, toutes ces histoires sont vraies, comme notamment sa naissance dans Big Ben et le fait qu’elle ait inventée le poison. C’est surtout le fait qu’elle parle de « sa notion du temps » qui me fait dire que ça peut avoir son importance.

Rating: ★★★★☆

Après des études de sciences médico-sociales, elle finit diplômée en Webdesign/Webdéveloppement (logique, non ?). Elle travaille actuellement à son compte parce qu’être payé à faire du photoshop, ou du coloriage selon certaines personnes, toute la journée c’est juste trop bien.

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