Review: Doctor Who « Journey to the centre of the TARDIS »

Doctor Who (c) BBC

Doctor Who (c) BBC
Jenna-Louise Coleman (Clara Oswald) et Matt Smith (le Doctor)

Le 27 avril sortait « Journey to the centre of the TARDIS » de Steve Thompson, que l’on avait déjà pu voir à l’oeuvre sur « The Curse of the Black Spot » (S06E03), où l’on retrouvait toute l’équipe bloquée dans un bateau pirate fuyant une sirène. Cette fois les  personnages se retrouvent bloqués dans un vaisseau pirate (enfin, dans le TARDIS qui est sur le vaisseau),  fuyant des répliques d’eux même en train de brûler.

L’histoire de « Journey to the centre of the TARDIS » se résume rapidement : un vaisseau avec trois personne à l’intérieur détecte le TARDIS non loin. Les trois hommes (deux frères et un androïde) dont le métier est, a priori, de récupérer des trucs métalliques, décident de faire venir le TARDIS à eux en le magnétisant. Un processus qui dérègle le vaisseau du Doctor (Matt Smith), laissant Clara (Jenna-Louise Coleman) piégée à l’intérieur. Le Doctor veut donc logiquement la récupérer et entraîne les trois frères avec eux pour aller la chercher en leur promettant « le butin d’un vie ». Appâtés par le butin (et aussi parce que le Doctor les enferme dans le TARDIS en enclenchant l’autodestruction), ils vont l’aider. Et voilà comment on se retrouve avec un épisode qui se déroule essentiellement dans le TARDIS et où le but est de retrouver Clara, d’échapper à des monstres qui brûlent et – bien évidemment – de réparer le fameux vaisseau.

La première partie de l’épisode est intéressante, commençant avec une discussion entre Clara et le Doctor sur le fait que le TARDIS n’aime pas sa nouvelle compagne. Sûrement une des grandes questions de cette deuxième partie de saison, parce qu’on se demande pourquoi le TARDIS ne l’aime pas, mais également parce que tout comme le Doctor on brûle de savoir qui est Clara. C’est parce que le Doctor veut que les deux s’apprécient qu’il décide de descendre les sécurités du TARDIS pour que Clara puisse le piloter. Et forcément, c’est à ce moment-là que le TARDIS sera piégé dans un champ magnétique, qu’il sera endommagé, et que la jeune femme sera bloquée à l’intérieur. Clara décide donc d’explorer le TARDIS seule pour trouver une sortie.

Doctor Who "Journey to the center of the TARDIS"

Jenna-Louise Coleman (Clara Oswald)

C’est à partir de là que les choses deviennent intéressantes. Visiter le TARDIS avec elle devient une expérience agréable. J’en viens même à la narguer derrière mon écran en lui disant que, je m’en fous, je l’ai fait bien avant elle d’abord – merci Doctor Who Experience ! Résultat: le tout est bourré de clin d’œil aux anciens épisodes (nouvelle et ancienne génération confondues). Au final, c’est peut-être ça le problème de l’orientation que prend Doctor Who : on apprécie un épisode parce qu’il fait référence à d’autres, et nous rend nostalgiques parce qu’il nous rappelle qu’avant Doctor Who c’était bien ! Bref, dans la recherche de Clara on pourra y voir de nombreuses choses : le berceau qui avait été donné pour River, la réplique du TARDIS faite par la jeune Amy Pond et un tas de petites choses comme le parapluie, la machine à écrire… Poursuivie par un monstre complètement brûlé, Clara passe également devant un tas de pièces comme la piscine, la télescope géant (S02E02, « Tooth and Claw ») ou encore la bibliothèque. Clara trouve même que le TARDIS se la raconte à peu en vue de la beauté de la pièce. A partir de là, les choses sont un peu moins logiques et toutes aussi inutiles.

Rappelons que Clara est poursuivie par un monstre mais, malgré cela elle tombe sur un livre parfaitement mit en évidence. Et ce qu’on aurait tous fait en étant poursuivi: elle s’arrête pour le regarder ! Le livre est écrit en gallifreyan – qui est  pour rappel la seule langue que le TARDIS ne traduit pas – mais peu importe puisqu’elle arrive à tomber sur une page au hasard qui donne le nom du Doctor (autre grande question de la saison). En bonne Whovian qui se respecte, je comprends rapidement que le nom ne sera pas dévoiler à cet épisode, gardons ça pour le final. Alors, la question c’est de savoir pourquoi on cherche juste à nous faire saliver en sachant qu’on ne nous donnera pas la réponse mais qu’en revanche on nous donnera de nouvelles incohérences ? (sauf, bien sûr, si Clara connait le gallifreyan). Elle finira par se cacher près des étagères de la bibliothèque ou une fiole lui tombera sur la tête, laissant échapper tout un tas de phrase provenant de l’histoire des Seigneurs du Temps. Clara finira par fuir pour se retrouver dans un écho de la salle de contrôle défini par le Doctor comme la pièce la plus sûre. Comme quoi, le TARDIS ne la déteste pas tant que ça… Mouais, il finira aussi par faire entrer un des monstres alors on est en droit d’en douter un peu.

Doctor Who "Journey to the centre of the TARDIS"

Jahvel Hall (Tricky) et Matt Smith (le Doctor)

Quittons un peu Clara pour se concentrer sur les trois nouveaux protagonistes de l’épisode: Tricky (Jahvel Hall), qui a des pièces robotique sur lui et se définit comme un android au début de l’épisode, Bram (Mark Oliver) et Gregor (Ashley Walters) Van Baalen. Tout au début de l’épisode, on les avait aperçus dans leur vaisseau et par la suite on comprend rapidement qu’ils ont une histoire, parce qu’il y a cette photo déchirée ou l’on voit Bram et Gregor avec leur père. Mais, très vite, on se lasse de ces personnages. Les deux frères ne cherchent qu’à faire du profit avec le TARDIS en se séparant. Bram va à la console pour la démonter et, c’est là qu’on pourra entendre résonner de nombreuses phrases dites par le passé (Susan, Third, Four, Nine, Amy, …). Attiré par quelque chose il finira de toute façon par mourir – ça c’est fait. Gregor, lui, analyse un peu tout grâce à une télécommande. Son analyse du TARDIS donnera un truc comme « Générateur Dynomorphiques géomètre conceptuel, synthétiseur de faisceau, filtres moteur orthogonaix » (bravo aux traducteurs !), et bien que le Doctor lui demande de ne rien toucher sous peine de vexer le TARDIS, il décide de n’en faire qu’à sa tête et de piquer un des globes lumineux faisant partie intégrante de l’architecture du vaisseau… On apprendra aussi que Tricky est en fait le petit frère des deux autres mais qu’un accident lui ayant coûté la mémoire, les deux autres lui ont fait croire qu’il n’était rien de plus qu’une machine. Juste pour s’amuser, pour passer le temps et aussi parce que c’était lui qui était destiné à être Capitaine du vaisseau. Bref, pas de grande surprise côté compagnon qui sont là essentiellement pour montrer que le TARDIS peut se défendre et enfermer tout le monde à l’intérieur.

Et puis, il y a le Doctor qui, à part mettre en garde contre le TARDIS et demander à tout le monde de retrouver Clara, ne sert pas à grand-chose. Ses interactions avec Clara restent, néanmoins, intéressantes comme la fois où elle lui hurle dessus en lui disant que, la règle numéro 1 est de ne pas garder de zombie (les monstres brûlés) dans son vaisseau, ou encore lorsqu’elle lui demande de ne pas lui faire de scène devant les invités. Il explique, à un moment, qu’il a emmené Clara avec lui pour la protéger, pour qu’elle ne meure pas une fois de plus. D’ailleurs, si jusque là il voit Clara comme une énigme à résoudre et se méfie un peu d’elle en se demandant si elle est un piège ou une blague. Comme elle ne comprend rien à ce qu’il dit, on a l’impression qu’il la voit différemment, voire même qu’il est soulagé qu’elle ne se souvienne pas de ce qu’elle a été avant et qu’elle soit « juste » Clara. Cette dernière apprendra, donc, qu’elle est déjà morte deux fois par le passé.

Pour les zombies, on apprendra qu’en fait ils sont le futur de tout le monde dans le TARDIS brûlant (à cause des dégâts causé sur le TARDIS, s’il n’était pas réparé) et qu’il ne faut pas les toucher sinon ça deviendra réel.  Ce qui se confirme quand Tricky et Gregor fusionnent et finisse par prendre l’apparence des zombies qui leur correspondaient. Bref, il s’agit maintenant de sauver le TARDIS alors, Clara et le Doctor vont dans la salle des machines où il comprend que pour sauver son vaisseau il doit passer dans la faille et envoyé un « Gros Bouton fun » à son lui du passé pour annuler le magnétisme du vaisseau des frères. Son plan fonctionne et là, on comprend que tout l’épisode ne sert strictement à rien étant donné qu’aucun des personnages ne s’en souvient; idem pour Clara qui a oublié toutes les révélations ou choses qu’elle a appris par elle-même. Dommage.

Dans la dernière scène on voit un papier tomber sur la console du TARDIS mais, on n’en saura pas plus.

Rating: ★★★½☆
Avis: Je reste assez partagé sur cet épisode parce que ce qui le rend bien c’est les références aux anciens épisodes, jouant sur de la nostalgie de ce qu’était Doctor Who. J’adore Clara, mais le problème c’est que les compagnons sont presque devenus plus important que le Doctor lui-même (bien que Smith s’en sorte de mieux en mieux avec son rôle). Avant (début de la nouvelle génération, je ne suis pas assez calée pour parler de l’ancienne génération), tout le monde pouvait être la compagne du Doctor, une simple vendeuse, une étudiante en médecine… mais maintenant, les choses sont différentes. Quelques incohérences sont à noter aussi dans cet épisode, comme cette histoire de photo déchirée (pour faire croire à Tricky qu’il est pas humain) et qui, à la fin apparaît entière (alors que l’épisode est comme inexistant donc pas de raison que ça change l’histoire des trois frères) ou le fait que, quand Tricky est transpercé par une tige en fer, les deux frères pense à le découper lui, plutôt que de découper la tige (fallait bien avoir une raison pour expliquer que le Doctor avait compris qu’il était humain). Au final, ça reste quand même un bon épisode qui se passe dans le TARDIS.

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