Review : Continuum “Second Time”

Continuum (c) Showcase

Continuum (c) Showcase
Rachel Nichols (Kiera Cameron) et Eric Knudsen (Alec Sadler)

Voilà plusieurs mois que Showcase, l’antenne canadienne de Showtime, est en pleine campagne sur les réseaux sociaux. Continuum, avant d’être une série “temporelle”, comme son nom l’indique, c’est aussi l’affrontement entre deux camps. Inutiles de dire “le bien et le mal” parce qu’ici, rien n’est rouge, rien n’est noir, tout est une question de point de vue. Kiera Cameron ne représente pas la police ou le bien et Liber8 n’est pas le mal incarné. Chacun a sa façon de voir les choses, son histoire et sa propre expérience du système actuel, qu’il soit contemporain, passé ou futur ! C’est dans cette optique que le community management de Showcase a décidé, depuis le lancement de la saison 2 de sa série star de l’été, de laisser le public choisir. A l’issue de quelques webépisodes, il fallait prendre spéculer sur la suite. “Betty doit-elle se laisser enrôler par Liber8 ?” “Et si votre famille mourrait de faim, voleriez-vous dans les magasins ?” “Doit-on tuer une vie pour en sauver 10 000 ou l’inverse ?” Chaque question dont la réponse est située au coeur d’un des deux camps : La révolution, ou l’autorité. Pour les deux, malgré tout, un seul but : la justice. Cette longue et haletante campagne sociale devait déterminer les actions des personnages pour le grand finale. Retour sur l’épilogue de cette seconde saison à tiroirs.

Kellog : One of dozens of possible scenarios that all play out the same way; no more revolution, no more competition, everything just the way it was.

Rachel Nichols (Kiera Cameron) "FutureWay"

Rachel Nichols (Kiera Cameron)

Que vous soyez d’un bord ou d’un autre, ça ne change pas grand chose, vous en aurez pour votre argent. Cette saison 2 aura été haute en couleurs, en rebondissements et en nouvelles questions et autant de réponses. Si tout le monde pensait que J.J. Abrams était le roi des cliffhangers sadiques, il est possible qu’un nouveau maître de la mise en haleine à en faire voler son écran par la fenêtre se fasse une fière renommée dans le monde du petit écran ! Continuum a mis un peu de temps à se lancer et a terminé sa saison 1 de façon exceptionnelle malgré un plot assez ordinaire. Depuis, la série n’a eu de cesse que de monter en puissance. Malgré une légère baisse de régime en milieu de saison 2, elle n’a clairement pas dit son dernier mot. Renouvelée pour une troisième saison, il était difficile de s’imaginer que l’histoire pouvait s’arrêter là.

Erik Knudsen (Alec Sadler)

Erik Knudsen (Alec Sadler)

Encore une fois, oubliez tout ce que vous savez de la série. Ne pensez jamais connaître les personnages car ils ne sont jamais là où vous les attendez. En fait… Dès lors, ils sont précisément là où jamais vous ne les auriez attendus. Certains revirements sont attendus, quant à d’autres, il sont à se demander si les personnages avaient un jour acquis dans notre conscience. Si vous aviez espéré voir la victoire remportée par Liber8 ou par le FutureWay, vous serez servi. L’un comme l’autre. Voilà une bonne leçon à retenir : aucun des deux ne peux gagner et un élément perturbateur aura toujours sa propre volonté pour rafler la mise… Et au passage, mettre tout le monde dans un chaos assez extraordinaire.

Jennifer Spence (Betty Robertson)

Jennifer Spence (Betty Robertson)

Comme sa première saison, Continuum connaît une fin à tiroirs. Tant que le nom de Simon Barry n’est pas apparu… Attendez-vous au pire. Et encore, même là, vous ne serez jamais au bout de vos peines. Continuum n’est pas une série encore très connue et ses finale sont très particuliers, assez pour ne pas être dévoilés, encore moins aux non initiés. Une série qui a du mérite, de la vie et du dynamisme. Parfaitement contemporaine, les sujets abordés sont toujours aussi proches de ceux que l’on peut connaître. C’est en ça que la campagne sociale a été un franc succès :  chacun pouvait s’identifier dans les choix des personnages, chacun a répondu ce que LUI aurait fait dans cette situation. Finalement, ce n’était plus là le choix des scénaristes… mais le choix de toute une population, canadienne, américaine, européenne… Les téléspectateurs n’ont pas donné leur voix pour une fin de saison mais pour ce qui leur semblait juste de voir à l’écran.

Roger Cross (Travis Verta) "Liber8"

Roger Cross (Travis Verta)

Continuum est devenue, au fil de sa seconde saison, une source d’inspiration, bonne ou mauvaise, principalement optimiste. Nombreuses ont été les séries qui ont fait valoir la voix d’un peuple au travers des personnages. Mais aucune n’a songé à demander à ses téléspectateurs… Si ce qu’ils voyaient étaient juste, ou nécessaire.

Continuum reviendra donc l’année prochaine avec une troisième saison, mais cette fois sur Syfy. Chaîne sur laquelle la série est actuellement en rediffusion.

Rating: ★★★★☆
Avis : Pas de 5 car il faut reconnaître que bien qu’excellente, peut-être même meilleure que la saison 1 et son finale, la saison 2 et son épilogue ont offert leur lot de “attends, je dois revoir l’épisode, j’ai pas tout saisi.” C’était jusque là une marque de génie mais en ce qui me concerne, un rerun s’impose afin de recoller tous les morceaux de ce puzzle ! Mais même sans ça… Comment passer à côté d’une série aussi machiavélique ? En tout cas, tous les ingrédients sont là pour un excellent jeu de rôle, si vous voulez mon avis !

Rédactrice, webdesigner, rêveuse, gameuse, conteuse, passionnée d'histoire, de musiques originales et sérivore, l'industrie de la télévision (principalement américaine), du cinéma et du jeu vidéo occupent une place prépondérante dans sa vie de tous les jours.

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