Review: The Hour

the Hour (c) BBC

the Hour (c) BBC / BBC America

Dans le cadre d’un partenariat original et très spécial entre Britishgeeks et la Malle aux Livres, nous accueillons dans nos rangs Ohagi le temps d’une review. Elle a choisi de nous parler de the Hour, une mini-série dévoilant les coulisses d’une émission de télévision dans les 1950’s, produite par la BBC, la série a été en 2011-2012 sur les écrans britanniques, et en 2012-2013 sur Arte.

The Hour – à ne pas confondre avec the Hours, le film de Stephen Daldry – est une série britannique de deux saisons composées chacune de six épisodes de 60 minutes. Créée par Abi Morgan (the Iron Lady, Birdsong…), la série dévoile l’envers du décors d’une émission sur l’actualité politique à l’époque de la Guerre Froide. The Hour a été diffusée sur la BBC entre juillet 2011 et décembre 2012. En France, c’est Arte qui s’est chargée de la diffuser entre 2012 et 2013. La série est actuellement disponible en DVD.

Cette série a souvent été comparée à un Mad Men anglais, sans doute pour le côté rétro et la quantité importante de cigarettes fumée durant chaque épisode. Mais du peu que je connais de Mad Men, il me semble que la comparaison s’arrête là. The Hour décrit la vie d’une équipe de journalistes de la BBC dans les années 50 qui décident de créer une émission journalière d’actualité nommée The Hour – et qui dure, on s’en doute bien, une heure. Mais dans cette période post-Seconde Guerre Mondiale, le climat est loin d’être calme et la liberté des médias n’est pas du tout aussi importante qu’elle peut l’être aujourd’hui. L’équipe de The Hour va donc ainsi se voir confrontée à bien des obstacles afin de pouvoir faire éclater la vérité, celle-ci ne plaisant évidemment pas à tout le monde.

Bel Rowley (Romola Garai), Hector Madden (Dominic West) et Freddie Lyon (Ben Whishaw)

Bel Rowley (Romola Garai), Hector Madden (Dominic West) et Freddie Lyon (Ben Whishaw)

Le casting est composé de têtes connues, dont certaines qui vous diront certainement quelque chose si vous suivez un peu les séries / films britanniques, ou autres. Ainsi Dominic West (The Wire, 300…) joue Hector Madden, un présentateur charmeur; Ben Whishaw (Skyfall, Cloud Atlas…) Freddie Lyon, un journaliste chevronné et Romola Garai (Atonnement, the Crimson petal and the White…) Bel Rowley, leur superviseur qui tente de se faire respecter dans un monde majoritairement masculin. Oona Chaplin (the F Word, Game of Thrones…), Andrew Scott (Blackout, Sherlock…), Anna Chancellor (FlemingPenny Dreadful…) et Peter Capaldi (the Fifth Estate, the Musketeers, et bientôt dans Doctor Who) viennent compléter l’équipe.

Sur fond de tension politique, l’histoire évolue autour d’une histoire centrale dans chacune des deux saisons. La première se focalise ainsi sur le milieu des familles aisées de cette époque et le suicide d’une jeune aristocrate. La deuxième saison met plutôt en scène le monde obscur des cabarets et de la prostitution de luxe. En dehors de cela, l’équipe de journaliste doit gérer une émission de nouvelle et les pressions venant de toute part. Leur programme est novateur et avide de vérité, ce qui pourrait bien modifier le paysage journalistique à une époque où la télévision commence juste à s’implanter…

Lix Storm (Anna Chancellor) et Randall Brown (Peter Capaldi)

Lix Storm (Anna Chancellor) et Randall Brown (Peter Capaldi)

La série aborde ainsi de nombreux sujets, comme la liberté de la presse face aux politiques parfois peu honnêtes dans ce contexte de Guerre Froide. On évoque également les privilèges des riches, le racisme latent, la condition de la femme, l’homosexualité… Toutes ces thématiques sont remises en perspectives, parce qu’elles n’étaient pas traitées de la même manière qu’aujourd’hui en 1956. Ainsi, ce qui nous paraît comme acquis et normal ne l’était pas à l’époque et nous permet de constater à quel point certaines idées ont mis du temps avant de s’imposer.

Un des exemples les plus frappants est Bel, la responsable de l’équipe jouée par Romola Garai. Elle a certes obtenu un poste à responsabilité, mais se voit obligée de le justifier et de prouver qu’elle peut être à la hauteur face à la suspicion de chacun. Ou encore Marnie (Oona Chaplin), parfaite femme au foyer qui voit pourtant son couple battre de l’aile et aspire à une plus grande indépendance.

Cependant, malgré une réussite critique évidente, la BBC n’a pas souhaité reconduire la série qui se termine au bout de 2 saisons, sans vraiment avoir de fin satisfaisante. Malgré une pétition, il y a fort peu d’espoir que cela change. Cela ne nous empêche pourtant pas d’apprécier ces deux brillantes saisons qui nous replongent avec brio dans le monde journalistique des années 50.

Rating: ★★★★☆
Avis: Malgré la déception de ne pas voir cette série continuer, j’ai passé un excellent moment en la regardant. Les acteurs sont excellents, les personnages intéressants et développés, tout comme l’intrigue de chacune des saisons. Les habits d’époque, les coiffures, les décors, la musique, une cigarette de la bouche de chacun et de grandes doses de whisky ; tout cela contribue à une ambiance rétro qui nous ramène 50 ans en arrière dans une Angleterre en pleine guerre froide. La deuxième saison m’a même semblé meilleure, car moins lente à démarrer et légèrement moins confuse. Une série à regarder donc, pour les amateurs de bonnes séries rétro avec une intrigue intelligente, ou tout simplement les amoureux de la Grande Bretagne.

Cette review a été rédigée dans le cadre d’un partenariat très spécial entre La Malle aux Livre et Britishg3eks. Pour en savoir plus sur ce partenariat et ce en quoi il consiste, c’est par ici ! =)

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