Review: Guardians of the Galaxy (2014)

Guardians of the Galaxy (c) Marvel Entertainment

Guardians of the Galaxy (c) Marvel Entertainment
– sorti dans les salles françaises le 13 aout –

Réalisé et écrit par James Gunn (Scooby-Doo, Dawn of the Dead…) et Nicole Perlman (Thor, et prochainement à l’écriture de Black Widow), Guardians of the Galaxy est un film de science fiction mettant en scène les personnages extraordinaires créés par Arnold Drake (Deadman, Doom Patrol…) et dessinés par Gene Colman en 1969. Le dernier-né des studios Marvel est sorti sur les écrans le 21 juillet aux Etats-Unis, et le 13 août dans les salles françaises. 

Il s’agit du premier Marvel qui ne suit pas les traces d’un des Avengers, mais qui nous plonge plutôt dans un tout nouveau monde. Hors du cadre ordinaire des autres flms du studio, on découvre ainsi de nouveaux héros ancrés dans un espace totalement différent. Guardians of the Galaxy pose la base d’une nouvelle division de l’univers Marvel se détachant totalement de l’esprit des films précédents et réussit ce pari avec succès en nous faisant découvrir de nouveaux personnages au caractère particulier et auxquels on s’attache d’emblée.

Ca parle de quoi ?

Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être…

[ Allociné ]

Des personnages hauts en couleur

Le film commence en 1988 où on découvre un Peter Quill (Chris Pratt) enfant qui fait face au décès tragique de sa mère atteinte d’un cancer. En pleurs, il fuit de l’hôpital avant de se faire enlever par des extra-terrestres. 26 ans passent et nous nous trouvons face à « Star-Lord », nom sous lequel le petit Peter se fait appeler alors qu’il est devenu un aventurier traqué par les chasseurs de crime. Ce qu’on lui reproche ? Avoir volé un globe mystérieux convoité par un certain Ronan (Lee Pace), qui souhaite l’utiliser pour asservir la galaxie en la menaçant de la détruire.

Il s’agit du classique combat entre le bien et le mal, mais porté d’une façon différente à ce qui se fait d’habitude dans les Marvel… et c’es justement l’une des forces du film ! En effet, Star-Lord fait la rencontre de quatre personnes qui vont constituer avec lui un groupe d’antihéros à la personnalité différente mais qui vont collaborer sous la contrainte pour empêcher le redoutable Ronan de mener ses plans à bien.

"Je s'appelle Groot"

« Je s’appelle Groot » (en français mal traduit dans le texte…)

Star-Lord, a.k.a l’aventurier, pilleur, voleur, brigand, incarné par Chris Pratt (Le Stratège, Zero Dark Thirty, Her…), se retrouve à faire équipe avec quatre autres personnages. Rocket, un raton laveur victime d’expériences scientifiques et pro de la gachette qui s’exprime avec la voix de Bradley Cooper (Very Bad Trip, Limitless, Happiness Therapy…); Groot, un humanoïde avec le physique d’un arbre qui est le camarade de Rocket à qui Vin Diesel (Fast and Furios, Les Chroniques de Riddick, Babylon A.D…) prête sa voix. Il y a aussi Gamora, campée par Zoe Saldana (Pirates des Caraïbes, Star Trek, Avatar…), une extra-terrestre considérée comme étant la femme la plus dangereuse de l’univers et Drax le Destructeur, incarné par l’ex-catcheur David « the Animal » Bautista (Chuck, Riddick…), un gros tas de muscle qui ne rêve que de vengeance.

On se retrouve donc avec une fine équipe où chaque membre a des capacités spécifiques. Les personnages sont très vite attachants, notamment Star-Lord et son caractère explosif et gaffeur, Rocket, plein d’humour et de répartie, et Groot, le grand benêt gaffeur capable de ne prononcer qu’une seule phrase. On imagine la conversation qu’il peut avoir avec le Hodor de Game of Thrones ! Le public a donc le droit à l’humour habituel que l’on retrouve dans les films Marvel, mais en vraiment plus efficace; on passe donc la moitié du film à sourire (ou à rire) aux vannes et autres moments plein d’humour auxquels nous avons le droit.

Un univers à part

L’histoire n’a en soit pas grand-chose de spécial: les gentils affrontent les méchants qui veulent détruire l’univers. On a vu ça des centaines de fois mais l’esprit du film diffère totalement de ce qu’on a pu voir dans les Marvel précédents, et c’est pourquoi on aime quand même le film ! Contrairement aux autres Marvel où l’action se mettait lentement en place pour que ça commence à bouger au bout d’une heure de film – voire à la fin… –  ici on entre directement dans le vif du sujet et on ne reste pas en manque d’action ! Les scènes d’action se succèdent en cascade pour notre plus grand plaisir et sans dégrader le fil de l’histoire pour le noyer dans des bastons !

Karen Gillan (Nebula)

Karen Gillan (Nebula)

On voyage également dans l’espace en compagnie d’une multitude d’extra-terrestres comme on n’en voit pas dans les autres films de la franchise. On retrouve d’ailleurs un léger esprit Star Wars et Star Trek à voir tous ces monstres de l’espace ou sur des planètes quelques peu similaires à celles imaginées par Georges Lucas.

Mais ce qui diffère vraiment et ce qui fait l’autre force du film, c’est l’esprit fin des 60’s-70’s qui est omniprésent et dans lequel nous baignons pendant  plus de deux heures. Le film est agrémenté de chansons datant de cette époque pour le plus grand plaisir de nos oreilles, alors que Star-Lord fait jouer son walkman – la prunelle de ses yeux. Nous avons donc le bonheur d’écouter du Blue Swede, du David Bowie, The Jackson 5, ou encore The Runaways. Devant tout ça, on n’a qu’une seule envie, c’est de danser ! Et en sortant de la salle, il est difficile de sortir de sa tête ces rythmes fous. « Ooga-Chaka Ooga-Ooga Ooga-Chaka Ooga-Ooga » ou « IIIIII’m hooked on a feeling » ! C’est un excellent moyen pour faire découvrir au jeune public ce qu’était la vraie musique !

Exit donc le caractère très humanisé et quelque peu sérieux des films Marvel (sauf pour Iron Man, je vous l’accorde), et bonjour aux personnages étranges et loufoques qui viennent bouleverser et revisiter un univers déjà installé par les studios depuis 2008. On semble repartir avec ce film sur de nouvelles bases dont profiteront peut-être les prochains films des studios Marvel. Nous aurons la réponse avec les nouveaux héros que nous verrons débarquer à partir de l’année prochaine et avec la suite des Gardiens prévue pour 2017.

Au niveau graphique, il n’y a rien à dire. On est plongés dans un univers totalement à part, peuplé de créatures toutes aussi étranges les unes que les autres avec des décors originaux et parfaitement réalisés, pour un résultat tout à fait crédible. Les personnages sont très bien exploités aussi bien au niveau esthétique qu’au niveau du jeu des acteurs qui donnent tout et qui ont l’air de vraiment s’éclater dans la peau de leur personnage. Ça se ressent à l’écran et ça nous permet de nous attacher encore plus aux héros tout en entrant complètement dans le film.

L’esprit du film nous replonge dans les années 80 et leurs films d’aventure qui nous faisaient vivre des aventures grandioses. On a une espèce de mélange entre E.T, Star Wars et Indiana Jones, comme si l’esprit de Steven Spielberg était présent avec nous. Pour tous ceux qui ont connu cette époque, c’est une très bonne occasion de redécouvrir ce genre d’univers remis au goût du jour tout en étant dépeint d’une autre façon. Pour les plus jeunes c’est l’occasion d’avoir un aperçu de ce que nous offraient les années 80.

Rating: ★★★★☆
Avis: Même si l’esprit du film reste un peu simple avec une histoire finalement assez peu originale, ce léger point négatif est largement effacé par des personnages hauts en couleur qui nous font rire de par leur humour ainsi que grâce à l’esprit seventies dans lequel nous sommes plongés. Il s’agit d’une grande aventure dans laquelle on se plonge aisément et dont on ne veut pas émerger.

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